Le Cigare....Pour ce qu'il est



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Mercredi 17 juin 2009


 

Communiqué de presse

tarab tanger

Festival des musiques traditionnelles du monde

 

Tanger, 17-21 Juin 2009

 

Fruit d’une collaboration soutenue entre l’Association Confluences Musicales et la Wilaya de la Région de Tanger-Tétouan, et de l’implication de nombreux sponsors et partenaires nationaux et internationaux, la première édition de "tarab tanger, festival des musiques traditionnelles du monde" est organisée du 17 au 21 juin 2009, dans la capitale du Détroit.

Placée sous le thème "La Méditerranée, creuset de civilisations", cette manifestation revêt une signification particulière. Elle œuvre à la réminiscence d’un patrimoine musical en péril en redonnant toute sa splendeur à ce legs, en s’inscrivant dans la dimension multiculturelle de Tanger, carrefour des cultures et des civilisations, transcendant les frontières et rassemblant ses visiteurs autour de la bannière de la musique.

Fidèle à sa réputation de terre de rencontre et d’espace d’accueil et de création culturelle sous ses différentes formes, Tanger invite; cette année, les expressions musicales de la Méditerranée à l’échange et à la créativité. Du 17 au 21 juin 2009, des artistes, issus du Sud et du Nord de la Méditerranée feront vibrer les murs et l’âme de la Cité dans une communion totale entre musiciens, habitants et invités. 

Le Festival présente un programme étoffé, qui puise dans la diversité du répertoire des cultures de la Méditerranée. D'éminents chercheurs, Laurent Aubert (Suisse), Mahmoud Guettat (Tunisie) et Younès Chami (Maroc) introduiront la thématique du "Rôle des musiques traditionnelles dans la société moderne". De nombreux groupes se produiront à cette occasion dans cette cité chargée d’histoire et de symboles et tout indiquée pour abriter les artistes de la Mare Nostrum : Ensemble Salim Fergani (Algérie), Ensemble Eliseo Parra, Tambores de Aragón/Kataplán et Grallers de l'ESMUC (Espagne), Ensemble Regain & Sylvie Berger (France), Ensemble Thalassa (Italie), Confrérie Mawlawiyya d’Istanbul et de Konya et Savas Ozkok (Turquie), Groupes Dar Gnawa, Tbel et Ghayta, Bajloud , Hadra de Chefchaouen (Maroc) ainsi que des artistes marocains de renom, à l’instar de Saïd Chraïbi. Par ailleurs, un hommage sera rendu à quelques uns des piliers de la musique traditionnelle dans les domaines de la théorie et de la pratique musicales.

Cette manifestation compte sur la présence d'invités de marque et s’ouvre sur la ville en programmant des interventions dans différents lieux emblématiques de sa médina comme le Musée de la Kasbah et Borj l-Hajoui. Des animations de rues ciblent des espaces populaires tels la Place du 9 avril, la rue des Siaghin, Souk Eddakhel et  Place Al-Massira.

 

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Borj l-Hajoui,  1, angle rue Kaa-Dar Dbagh., médina de  Tanger

Téléfax: (+212) 539334520/ Tél : (+212) 661082461/ 661040773

E.mail : info@ confluencesmusicales.org

http://www.tarabtanger.org

Par Siglo - Publié dans : Tanger
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Samedi 16 mai 2009

Pourquoi tu mens engeance incrédule ! Je t’ai à l’œil baroudeur pédant, larbin, bigote qui mange dans les gargotes, tu attends comme un bandit de grand chemin avide de faire des siennes, sors des vents vient ici faire foule avec tes semblables, vulgate apocryphe de la création, tu étends sur le ciel le tarot pour dessiller tes arcades nimbées de craintes, tu n’as pas encore compris que la croûte terrestre se pourlèche de tes os, sais-tu au moins pourquoi elle est plus épaisse que tes espoirs ?

 

Écoute consommateur de codes barres, inanité perchée sur un nid d’aigle, tu n’es que  lubie du colosse locataire du ciel,

 

Marche un peu bonobo pour vaincre la pesanteur c’est ainsi d’ailleurs que tu as gagné ta verticalité immanente, laisse l’anse des rivages suspendre ton regard sur l’insensé horizon peut être alors qu’entre deux instants inerte il te chamarrera de promesses pour te faire oublier le cri des foules écrasées par la faim, le pain sans beurre, le thé froid, le sourire muet flottant sur une mer glauque. Couardise.

 

Mais peut être aussi que dans cette tragédie irréversible inodore tu recouvreras ton équanimité pour aller rejoindre les ambiances qui se nouent dans les venelles, écouter les murmures invisibles, les bruissements des ombres éclaboussées, soufflées par une main froide pétrie dans l’indifférence, visage démoniaque des cœurs aveugles.

 

Ton enseignement n’est toutefois pas achevé car au bout du chemin à l’encoignure d’un monument érigé à la mémoire d’une ville, tu remarqueras une créature agenouillée, les cheveux noir fourbis cachant une érubescence de vie, la main de Fatma autour d’un cou gracile, les paumes jointes devant une flamme encensée par le rythme de ta culpabilité, à ton approche quand tu franchiras  le cercle de ses pensées , sans savoir si tu es homme ou femme, elle te tendra une musette remplie de khôl pour attendrir l’acuité de ton regard, c’est alors que tu entendras des voix mêlées, bigarrées un mélange d’arabe d’espagnol et d’hébreu sortant d’un recueillement endolori par le souvenir, tais-toi alors, prends sa main elle a vécu dans la familiarité quotidienne de ces âmes emmurées, dans leur détresse ils résonneront dans ta chair pour franchir l’invisible, donner contenance à leurs esprits, échapper au châtiment de l’oubli, aux calligraphies immobiles, défaire cette trame lourde et dense par l’inflexion des hommes pour aller qui vers la rade qui vers les cultes qui vers les donjons des remparts, tu verras alors passer les saints les fous les mystiques les pauvres les saltimbanques les riches les pitres, ils s’entrelaceront comme des volutes, ils s’appelleront comme jadis, Mohamed, Jean, Josèphe, Aïcha, Isabelle, Bengio, Nohain. Demande à la créature, si elle le consent, de te raconter l’histoire de ces vies multiples délacées, autrefois des langues entremêlées vivant dans le ventre des vents azurés essaimant une amitié tolérante à ceux qui en voulait. Mais peut être que tu es encore immature, tu préfères aller dans une fosse lubrique encore plus profonde que le furoncle qui s’étend sur cette ville, là tu vas échancrer tes pustules, laisser couler leurs vomissures dans les plis de tes regrets, épancher ta couardise dans les bouteilles pansues d’alcool et quand les dernières lumières de ton esprit serons enrobées de vapeurs fumigènes tu iras te moucher dans les seins plantureux des libertines.

 

A suivre.....
Par Siglo - Publié dans : Récits
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Dimanche 3 mai 2009

Au sommet de l’Afrique, Tanger se repose. Et moi, assis au pied de sa nécropole, je regarde la mer, ce géant bleu qui donne de l’espoir aux uns et se referme sur les autres.

 

Au loin, j’entends le ronronnement d’un petit bateau de pêche qui s’éloigne vers le large. La moisson du vent, emplie de sel et de l’odeur des algues, détend mon corps, les cris des mouettes rieuses qui maculent le ciel de leurs blancheurs et les cornes de brume des bateaux qui rentrent au port finissent par alourdir mes paupières et rappeler mon regard perdu entre les montagnes ibériques et le rocher de Gibraltar.

 

Au Boulevard pasteur les passereaux chantent l’automne et se détachent des arbres pour aller danser ensemble dans le ciel puis, comme une poignée de graines éparpillées à la volée dans un champ, ils se séparent. Bientôt ils migreront vers des contrées tempérées de l’Afrique. Ils reviendront au printemps. Je les attendrai.

 

Demain j’irai à la montagne pour voir les eucalyptus, ces arbres altiers et cendrés comme mes cigares, originaires de l’Océanie et de la Tasmanie. De leurs fleurs, une touffe plumeuse de couleur soleil d’arômes camphrés et citronnés, naîtra entre juin et septembre le fruit de l’Eucalyptus. Je l’attendrai.

 

À mon retour, je regarderai la terre qui a déjà accueilli des êtres chers trépassés. C’est ici que je les rejoindrai. Mais pas encore.

 

C’est pour ces choses peut-être infimes mais magiques à la fois que j’ai décidé de partir en faisant le choix de rester.

 

Tanger, mars 2007

Par Siglo - Publié dans : Tanger
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Dimanche 26 avril 2009
MARK ROTHKO -Sans titre-1957-huile sur toile-143 x 138 cm-Collection particulière

Mille voix assemblées dans une page refusant la bonne logique d’un récit bien conduit se transforment en mots assignés à résidence pour avoir outragé le bel écrit :

 

Gardien ! Ouvrez cette marge !

 

- Alors monsieur l’écrivain ou plutôt devrais-je vous appeler géomancien, vous refusez toujours d’écrire en tenons et mortaises.

 

- Je ne suis pas bâtisseur ni marchand de mots monsieur.

 

- Mais je vois bien, des lettres conduites aux revers des pupilles par une plume folâtre caverneuse seule et esseulée, une stalactite suspendue aux plafonds des temps, une pointe tapie dans la doublure des oripeaux qui à mesure que  les vapeurs d’encre se condensent en ressurgit  un geste incisif pour éventrer nos impératifs au bon usage de notre langue et déboiter notre style.

 

- Sans vouloir vous offenser monsieur  vous confondez style et écho multiple, rouage de l’écriture et création littéraire, je fuis les enclaves sclérosées par le semblable, aux chaînes et aux enchainements je préfère de loin le déchaînement de l’écrivain sur sa page blanche, je vous avouerai bien que c’est en m’exposant aux limites de la langue que je compte donner le meilleur de moi-même, la page est bordée de précipice.

 

- C’est ça, on a affaire à un funambule sans ombrelle. Si vous continuez, vos mots seront ceux de la rupture, du déracinement, à la lisière d’une autre langue tarie en dessous même des tombes et de là, exilé en symbole traître sur une surface abyssale, je me ferai un plaisir d’écouter le crépitement de ton linceul, comment osez-vous outrager de cette manière nos règles courantes ! Si vous persistez c’est vous qui quitterai bientôt cette page à fond la cale la langue aux fers.

 

- Parfois je me dis que peut être c’est vous qui avez raison, les gens ramassaient les graines et moi je m’attardais à observer la trace de la faux sur l’épi, une entaille perdue entre la parole et le silence, j’ai chaulé les pierres pour retrouver mon chemin, ça ne m’a servi à rien, tous les chemins parcourus se retrouvent maintenant unis dans une seule et unique trace, je ne pense plus au passé, je n’ai que le souvenir de mes années à venir, mon seul ami est un monticule de sable je vais donc souvent à la plage, je m’assois à son côté, ensemble on regarde la mer, l’écrêtement des vagues par le vent, le commérage des lames, l’eau qui se couche paisiblement sur le rivage, le battement tendre des ailes nuptiales, l’immobilité apparente des hommes sur les grandes étendues de sable troquant leurs certitudes contre la noblesse du vide sidérale, il me dit que le monde est infini et je le crois, ce n’est pas un idiot boursouflé par son savoir. À présent ma seule espérance est que cette teinte obscure qui enrobe la pointe de mon roseau arrive à rassasier cette blancheur dévorante, blême feuille post mortem.

 

- Alors faite monsieur ! Toutefois l’immédiateté de vos pensées me consterne un peu, je me départirai bien de ma rigueur pour démêler l’écheveau de vos réflexions mais où est la source où est l’embouchure ! je ne vois qu’un agrégat intime d’oxymoron peuplant une ombre tranchante qui ne prend pas corps avec son milieu, vous êtes un homme cru ne m’obliger pas à vous faire une prescription de sens pour l’existence, débarrassez-vous de cette obsession du présent il est insignifiant fade et sans consistance, ce n’est que fétu de paille soulevé par le vent, suffit les ornières satanique du quotidien qui nous creusent la chair.

 

- Etrangement je constate que vos paroles ne sont pas radicalement opposées aux miennes, vous comprendrez j’espère ma forte aversion pour la rigueur aux éclats d’acier, aussi m’est-il venu l’idée…

 

- Venez-en au fait

 

- Ecrivons ensemble dans une chaude rigueur, joignons nos mots et au fil de mûrissement de nos idées chacun peut se révéler autre ce qui l’a toujours pensé de lui-même, après tout nous sommes que deux nœud sur un même liseré de sel, tentons le défi !

 

- Chaude rigueur, deux erses sur un liseré de sel ! Hum...


Par Siglo - Publié dans : Récits
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Samedi 21 mars 2009

Je reviens sur cette vitole car il n'est pas souvent possible de trouver un Magnum 46 ceint de deux bagues. Cet ornement est réservé à ma connaissance au H Upann 50 un format "Canonãzo":

Par Siglo - Publié dans : La Vitole
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Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?


Comment se fait-il qu’un homme qui marche sur la cinquantaine simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 


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