Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine
singularité.
Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.
Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.
Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec
bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?
Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?
La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures
qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
Le regard trouve un réel plaisir à arpenter cette feuille soyeuse et boisée qui enveloppe ce cigare. Elle a demeuré longtemps dans la maison du tabac avant de choir entre les mains du maître
cigarier pour la métamorphoser en une cape qui charmera l’odorat et le palais.
La fragrance animale donne une présence hurlante à cette vitole, son aspect et son corps bien construit ne laisse aucun doute ! Les résultas attendus seront livrées. La fumée est ample, une
bonne longueur en bouche, la cendre est ferme, solidaire témoignant de l’ordre précis des feuilles qui permet une combustion uniforme du cigare. Au deuxième tiers un arôme de bois précieux et de
cacao vient enrobé une puissance inattendue qui alternera avec une note torréfiée. Une pointe de linéarité est quand même décelée dans ce module sans toutefois gâcher le plaisir de voir évoluer
ses agréables volutes.
Le seul malus à ce Maduro génios c’est son prix 230dh soit l’équivalent de 21Euro.
Aussi, moi qui suis un peu fou, je pense qu’il manque de démence, un peu raisonnable, je le garderai volontiers pour les sorties au resto un peu chic un peu people.
Dans un pli où la vie s’acharne à exister, une contenance traverse les rues par le cérémonial
ancien du salamalec. Drapée dans le lierre, elle arpente les boyaux des chemins fatigués aux murs impies étranglés par l’obscurité, là où vacillent les ombres hantées par la peau au goût de
sel. Le cœur larmoyant de sang sur la terre aimée, hier est aujourd’hui un fini commencement de promesses, de mémoires délestées de leurs éraflures inapaisées.
Je lui ai menti, alors il est parti empruntant les escaliers sculptés dans la falaise, à l’ombre d’un parfum de menthe et
d’absinthe. Mon père est dans les champs abruti par le miel chaud du soleil, ses veines sont nouées dans les écorces des oliviers, dis lui que les chemins bâtis par mon pays aucun ne m’a
conduit chez moi, les demeures édifiées par les hommes aucune ne m’a vraiment abrité, seul peut être les impétueux embruns de l’océan enrobent les indices annonciateurs de ma
liberté. Ma mère est derrière les haies de nopal,elle guette la piété sauvage,là où le ciel se mélange à la mer où les sarcophages se vident et s’emplissent d’espoir. L'attente
creuse l’hiver dans son cœur, ses mains sont gercées de pain et de sel. Demain quand la terre aura lâcher son dernier soupir un commis de l’état frappera à sa porte un bol de cendre
à la main, enduits tes lèvres absoutes de sourires, ton fils est dans l’incessant bruit des mers.
Je suis né de cette liqueur séminale qui remplie les entrailles des êtres assoiffés de langage annulé pour couvrir la cannelle des mythes, raie dorsale des corps
azurés, de feuilles de pierres et d'épines. Suis-je d'une différence insolite m'a-t-il dit, pour que ces regards s'accrochent sur chaque mouvement de ma vie, pour que ces yeux se
suspendent à mon caddy, à la mousse de bière quand elle couvre mon duvet. Puis des croisement sur les trottoirs, reprise insignifiante des phrases de politesse, reste des mots pour
le lendemain pour à qui mentirait le plus, rien enfin n'est définitif, des corps que des corps déambulant dans la réserve des homosapiens assaillant du regard leurs congénères
débitant des prévenances hypocrites, remontant la mèche pour attiser leur moelle épinière, trou d'évacuation d'une misérable nature.
Il m'a dit qu'il était en quête de la paix pour contempler le cadastre des âmes depuis le récif de sa solitude que la soie des vents n’arrive plus à
adoucir. Laissez-moi à l'abri de cette giboulée souffrante d’épidermes désappris qui n'a d'égard que pour les escarres froides des identités aveugles, reprenez vos scripts administrateurs
des visages égarés dans le cortège zodiacale, puis abandonner moi sur les margelles asexuées des secondes.
Pourquoi écrits tu ces mots en ces jours réversibles à l’insu des temps en travers de l’éternel ? Pourquoi as-tu laissé le monde entré en effraction
dans mon esprit, ai-je trop vécu dans cette ville ?
Maintenant je pars. Il ne cesse de partir. Je ne suis pas coupable, je retire les clous de mes paumes les épines de mon front, je descends de la croix, ma
plante touche la terre, trop de sang. Dans mes veines de sable coule la rage de Vésuve couvrant de lave brûlante les sicaires de l’altérité, de la diversité, je ne m’assiérai plus sur la chaise
de l’aveu j’ai suffisamment gerbé cette merde cette pituite jaune, je désapprendrai les règles de l’ego cette ombre fantôme utile pour le renoncement au présent, tout ce que j’ai appris est
faux, qui es-tu ? Où vas-tu ? Je prend le chemin du retour vers l’Univers mon seul créateur, met ma foi dans le Vide unificateur des essences invariantes des choses, cesse mon
adoration pour le Plein, désempli ma boite osseuse du manège de rosaces en billet vert, en or noir, en sauveur de baleine. Ceci est ma véritable connaissance car infondée, dépeuplée, je
quitterai volontiers ce monde où le glouglou de l'évier et la chasse des fosses d'aisance ont plus d'écho que les mots d'amour et de vérité.
Une crise il m'a dit, oui tous les hommes en sont atteints parait-il, c'est le seul moment de leur vie au cours duquel la raison ne leur fausse pas compagnie. Ils
entrent dans une sorte de convalescence morale, un genre de rituel qui les initie au passage de la mort à la résurrection. Alors ils s'arrêtent de se débattre comme des fous dans leurs
camisoles de force et partent en haut de la colline surplombant la terre d'Antée pour assister ,en dépit de leurs souffrances, à la débâcle de leurs idéaux , à tout ce à quoi ils ont cru
pendant un demi siècle. Un lâcher prise formidable s'emparent d'eux , plus que ne pourrait supporter un dieu, pour les aider à laisser mourir leurs meilleurs pensées et dont l'issue n'en est
pas moins douloureuse car ils finissent par croire à l'évidence de leurs solitudes et à la certitude de l'absence d'une quelconque ordalie, ils sont finalement seuls responsables de leurs
actes.
Ce sont alors des hommes libres que tu vois dévaler sur le flanc de la colline, heureux d'avoir accepter que tout ce qui "est" est pour eux mais pas à eux,
heureux d'avoir étendu leurs champ de conscience aux confins de la vie, aux frontières de la mort.
Fruit d’une collaboration soutenue entre l’Association Confluences Musicales et la Wilaya de la Région de
Tanger-Tétouan, et de l’implication de nombreux sponsors et partenaires nationaux et internationaux, la première édition de "tarab tanger, festival des musiques traditionnelles du monde" est
organisée du 17 au 21 juin 2009, dans la capitale du Détroit.
Placée sous le thème "La Méditerranée, creuset de civilisations", cette manifestation revêt une
signification particulière. Elle œuvre à la réminiscence d’un patrimoine musical en péril en redonnant toute sa splendeur à ce legs, en s’inscrivant dans la dimension multiculturelle de Tanger,
carrefour des cultures et des civilisations, transcendant les frontières et rassemblant ses visiteurs autour de la bannière de la musique.
Fidèle à sa réputation de terre de rencontre et d’espace d’accueil et de création culturelle sous ses
différentes formes, Tanger invite; cette année, les expressions musicales de la Méditerranée à l’échange et à la créativité. Du 17 au 21 juin 2009, des artistes, issus du Sud et du Nord de la
Méditerranée feront vibrer les murs et l’âme de la Cité dans une communion totale entre musiciens, habitants et invités.
Le Festival présente un programme étoffé, qui puise dans la diversité du répertoire des cultures de la
Méditerranée. D'éminents chercheurs, Laurent Aubert (Suisse), Mahmoud Guettat (Tunisie) et Younès Chami (Maroc) introduiront la thématique du "Rôle des musiques traditionnelles dans la société
moderne".De nombreux groupes se produiront à cette occasion dans cette citéchargée d’histoire et de symboles et tout indiquée pour abriter les artistes de la Mare Nostrum : Ensemble Salim Fergani (Algérie), Ensemble Eliseo Parra, Tambores de Aragón/Kataplán et Grallers de l'ESMUC
(Espagne), Ensemble Regain & Sylvie Berger (France), Ensemble Thalassa (Italie), Confrérie Mawlawiyya d’Istanbul et de Konya et Savas Ozkok (Turquie),Groupes Dar Gnawa, Tbel et Ghayta, Bajloud , Hadra de Chefchaouen (Maroc) ainsi que des artistes marocains de renom, à
l’instar de Saïd Chraïbi.Par ailleurs, un hommage sera rendu à quelques uns des piliers de la
musique traditionnelle dans les domaines de la théorie et de la pratique musicales.
Cette manifestation compte sur la présence d'invités de marque et s’ouvre sur la ville en programmant des
interventions dans différents lieux emblématiques de sa médina comme le Musée de la Kasbah et Borj l-Hajoui. Des animations de rues ciblent des espaces populaires tels la Place du 9 avril, la rue
des Siaghin, Souk Eddakhel et Place Al-Massira.
------------------------------------------------
Borj l-Hajoui, 1, angle rue Kaa-Dar Dbagh., médina de Tanger
Pourquoi tu mens engeance incrédule ! Je t’ai à l’œil baroudeur pédant, larbin, bigote qui mange dans les gargotes, tu attends comme un bandit de grand
chemin avide de faire des siennes, sors des vents vient ici faire foule avec tes semblables, vulgate apocryphe de la création, tu étends sur le ciel le tarot pour dessiller tes arcades nimbées
de craintes, tu n’as pas encore compris que la croûte terrestre se pourlèche de tes os, sais-tu au moins pourquoi elle est plus épaisse que tes espoirs ?
Écoute consommateur de codes barres, inanité perchée sur un nid d’aigle, tu n’es que lubie du colosse locataire du ciel,
Marche un peu bonobo pour vaincre la pesanteur c’est ainsi d’ailleurs que tu as gagné ta verticalité immanente, laisse l’anse des rivages suspendre ton regard sur
l’insensé horizon peut être alors qu’entre deux instants inerte il te chamarrera de promesses pour te faire oublier le cri des foules écrasées par la faim, le pain sans beurre, le thé froid, le
sourire muet flottant sur une mer glauque. Couardise.
Mais peut être aussi que dans cette tragédie irréversible inodore tu recouvreras ton équanimité pour aller rejoindre les ambiances qui se nouent dans les
venelles, écouter les murmures invisibles, les bruissements des ombres éclaboussées, soufflées par une main froide pétrie dans l’indifférence, visage démoniaque des cœurs aveugles.
Ton enseignement n’est toutefois pas achevé car au bout du chemin à l’encoignure d’un monument érigé à la mémoire d’une ville, tu remarqueras une créature
agenouillée, les cheveux noir fourbis cachant une érubescence de vie, la main de Fatma autour d’un cou gracile, les paumes jointes devant une flamme encensée par le rythme de ta culpabilité, à
ton approche quand tu franchiras le cercle de ses pensées , sans savoir si tu es homme ou femme, elle te tendra une musette remplie de khôl pour attendrir l’acuité de ton regard, c’est
alors que tu entendras des voix mêlées, bigarrées un mélange d’arabe d’espagnol et d’hébreu sortant d’un recueillement endolori par le souvenir, tais-toi alors, prends sa main elle a vécu dans
la familiarité quotidienne de ces âmes emmurées, dans leur détresse ils résonneront dans ta chair pour franchir l’invisible, donner contenance à leurs esprits, échapper au châtiment de l’oubli,
aux calligraphies immobiles, défaire cette trame lourde et dense par l’inflexion des hommes pour aller qui vers la rade qui vers les cultes qui vers les donjons des remparts, tu verras alors
passer les saints les fous les mystiques les pauvres les saltimbanques les riches les pitres, ils s’entrelaceront comme des volutes, ils s’appelleront comme jadis, Mohamed, Jean, Josèphe,
Aïcha, Isabelle, Bengio, Nohain. Demande à la créature, si elle le consent, de te raconter l’histoire de ces vies multiples délacées, autrefois des langues entremêlées vivant dans le ventre des
vents azurés essaimant une amitié tolérante à ceux qui en voulait. Mais peut être que tu es encore immature, tu préfères aller dans une fosse lubrique encore plus profonde que le furoncle qui
s’étend sur cette ville, là tu vas échancrer tes pustules, laisser couler leurs vomissures dans les plis de tes regrets, épancher ta couardise dans les bouteilles pansues d’alcool et quand les
dernières lumières de ton esprit serons enrobées de vapeurs fumigènes tu iras te moucher dans les seins plantureux des libertines.
Comment se fait-il qu’un homme qui marche sur la cinquantaine simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans
suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?
A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me
raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S
Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951 Porsche 356 A 1500 GT Carrera
1958 Porsche 356 châssis
356.001 Porsche Carrera 911