Le Cigare....Pour ce qu'il est



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Samedi 22 novembre 2008

AL BOUGHAZ

1988 – 2008

VINGT ANS AU SERVICE DE TANGER

 

Chers amis et chères amies,

 

J’ai longtemps hésité avant de rédiger ces quelques mots à l’attention de vous tous qui, à un moment ou un autre, avaient fait partie d’Al Boughaz. Vous tous qui, d’une manière ou d’une autre, ont fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui : « une association tangéroise militant pour un développement harmonieux de leur ville : Tanger, mythique, cosmopolite et plurielle. Militer en faveur d’un développement économique, social et culturel, respectueux de l’environnement et du patrimoine ».

 

J’allais faire comme tout le monde me laisser vaincre par mon quotidien et oublier cette date importante de la vie de notre association. Ignorer que notre association a atteint l’âge adulte ; Al Boughaz vient d’avoir vingt ans.

Mais, comment cela aurait-il pu être possible puisque Tanger n’arrête pas de me passionner et Al Boughaz s’accapare l’essentiel de mon temps.

 

Ceux qui ont eu à me supporter dans la concrétisation de nos activités savent que je suis un maniaque de l’archivage. Aussi, en pensant à tout cela, j’ai replongé dans mes archives personnelles, j’ai revisité mes photos avec Al Boughaz. En quelques heures, j’ai revécu des moments exaltants. J’ai ressenti les peines et les joies d’autrefois.

 

Aussi, je peux l’affirmer avec fierté notre bilan est extraordinaire. Ensemble nous avons beaucoup fait pour cette ville : la délocalisation des activités commerciales et de la ZF du port nous y avons cru et le temps nous a donné raison. Tanger Med aurait-il vu le jour s’il y avait eu agrandissement du port et de la ZF en 1990 ? Je me rappelle que nous avions réussi à mobiliser les Tangérois autour de ce dossier. Nous les avions réunis avec les instances gouvernementales concernées dans un colloque autour du thème « Le port de Tanger de l’antiquité au troisième millénaire ».

Depuis « Tanger, horizon 2000 : quels avenirs alternatifs », en 1990, nous avons su démonter que nous savions user d’anticipation en réalisant des dossiers solides. En 1999, nous avions contribué aux premiers balbutiements du « Plan d’Aménagement et de Sauvegarde de la Médina », qui vient de voir le jour ; en 2001 nous avions proposé une vision prospective de Tanger « Tanger, vu par les Tangérois : passé, présent et futur » ; en 2002 nous proposions le classement de « Tanger, patrimoine mondial » ; en 2003 nous attirions l’attention sur le « Patrimoine architectural de Tanger » ; en 2006…, en 2007…, en 2008, entre autres, « Tanger, patrimoine et développement : la place de la Médina dans les mutations urbaines. Quel rôle pour la société civile »… Nous sommes engagés avec COSPE, notre partenaire italien, dans un programme de contribution à la sauvegarde de la Médina. Tâche vraiment très ardue.

 

Aujourd’hui, quand je regarde autour de moi, je me dis souvent, qu’il y a une dizaine d’années, le plus optimiste des Tangérois n’aurait pas imaginé ce qui se passe actuellement dans sa ville et dans sa région. Grâce à l’intérêt particulier que lui porte notre Roi, S.M. Mohammed VI, depuis son intronisation, Tanger, est vraiment devenu le nouveau pôle de développement du Maroc du 21ème siècle. Avec les nouvelles infrastructures de base et les projets en tout genre qui y voient le jour, c’est un chantier « pharaonique » qui est en train de modifier le paysage tangérois. C’est exaltant. Mais pour le Tangérois nostalgique que je suis, à cause de nos maladresses habituelles, Tanger prend le risque d’y perdre les repères de sa mémoire, les traces visibles de son histoire. Et, Al Boughaz, pour rester fidèle à son idéal fondateur, se doit de rester vigilante.

 

En regardant mes anciennes photos, j’ai également retrouvé les visages de ceux qui nous ont quittés pour un monde meilleur et j’ai eu un pincement au cœur. Des « battants » comme Abdelouahid Bit-el-Mal, Abderrahmane El Haouzi ou Mohamed Ouriaghli.

  

Quand nous disions dernièrement au Wali, qui nous accordait un entretien, que « nous menons un combat que nous savons perdu d’avance, puisque nous faisons face à la « boulimie » du pouvoir de l’argent et de la politique, qui en est la conséquence », il a su nous répondre que « notre meilleure arme c’était notre honnêteté, notre intégrité et notre crédibilité qui n’avaient pas de prix ».

Pour dire que jusqu’à présent nous sommes restés fidèles à nos idéaux et à nos principes de défense de l’intérêt général au détriment de toute autre considération.

 

Aussi, pour commémorer cette date importante, je vous propose de nous retrouver autour d’un dîner, où chacun paiera son repas. Des retrouvailles informelles, juste pour nous revoir. Je vous assure qu’il n’y a aucune autre attention derrière cette proposition.

Omar Metioui, président de Confluences Musicales, notre partenaire dans le réseau que nous avons pu tisser autour de nous tout au long de ces vingt années d’activités, est disposé à agrémenter notre soirée avec un petit groupe de musiciens.

 

Comme nous avons notre A.G.O. le samedi 29 novembre à 10h30 à l’hôtel Continental, le siège provisoire de notre association, je vous propose d’organiser ce dîner soit la veille, vendredi 28 novembre, soit de samedi même.

 

Pour ceux qui pourraient être intéressés nous pourrions également prévoir une visite de la Médina avec en particulier une visite à l’ancienne maison de feu Sidi Abdellah Guennoun que nous transformons en Centre Culturel.

 

Tout en espérant que vous serez nombreux à répondre à cette proposition, j’ose espérer que les anciens et les nouveaux « Boughaziens » sauront faire l’effort de venir faire comme ces Tangérois de l’étranger qui reviennent de temps en temps revoir leur ville et leurs amis. En particulier, ceux de Malabata et de Tangerjabibi qui se promettent de rester en contact, et arrivent encore à le faire. Un bel exemple à suivre.

 

J’attends vos réponses.

Et merci d’avoir supporter de me lire tout au long de ces deux pages que je n’ai pas voulu relire. Je voulais que mon texte soit spontané. Amitiés.

 

Tangéroisement

Rachid Taferssiti 

Par Siglo - Publié dans : Tanger
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Mardi 14 octobre 2008

Vitole commerciale: Super Partagas Vitole de production: Cremas
L: 140mm D: 15.87mm P: 7,64g Cepo: 40

Un cigare que j'ai acheté au Tabacs de la Poste au Bd Med V à Tanger (4Eur) pas cher. L'image en arrière plan provient du superbe livre de Abdelkader RETNANI "Cigares Cubain en terre Marocaine", le premier du genre au Maroc. Il reste maintenant a rendre le cigare moins élitiste et réducteur.

J'ai entamé ce cigare au bar restaurant la Grenouille, accompagné d'un J&B pure malt on the rocks. Assembler ces matières c'est assez délicat pour les papilles mais les partagas ne se laissent jamais faire, ils sont toujours d'attaque pour se reserver le palais. Cependant et autant vous le dire maintenant  cette vitole n'est pas suffisament complexe, donc attendez vous à une grosse once de linéarité. N'empêche! la fumé est longue en bouche, épaisse donne des arômes d'amende semi-grillée et d'étable. La cape est soyeuse, rêche par endroit. Humée même quand le cigare est encore allumé elle dégage une note caramélisée qui perdurera jusqu'au dernier tiers. Le tirage est excellent, la cendre reste solidaire en progressant vers la bague. Pour une sortie de deux heures je vous conseille d'en acheter au moin deux .

Cigarement vôtre.
Par Siglo - Publié dans : La Vitole
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Mardi 14 octobre 2008


Ma voie dans l'écrit me conduit à Tanger ma ville, mais je ne suis pas encore sûr, car parfois j'ai mal quand j'arbore cette parure de citadin domestiqué en arabe musulman arpentant les rues de la médina les mains balans, le pas muet, le coeur gercé par l'oubli, peinant à croire à la mosaïque de l'instant, refusant d'accépter que l'autre est déjà en moi insensible à la mouvance combien vaste de mes identités. J'aurais peut être mieux fait de rester chez moi repoussant toute expérience qui aurait la velléité de me mêler, de me decentrer loin de ma zone de confort où calmement je proclamerai "Je...Je...Je" jusqu'à ce que les espaces antérieurement ouvert et acceuillant deviennent aigus et inquiétant, le regard fripé, les coins sombres murmurant de leur folies mourantes "Majnoun Tanja...Majnoun Tanja"  cet homme sans mémoire encore en chair, les yeux en berne cachés par le capuchon de son bzou, la peau terreuse et grave, ecaillée par les épreuves du temps, le regard rapiécé par les non dits, par les repressailles des silences scélérats qui empoisonnent le corps, debout dans un jardin de pierres brisées par les sabots ferrés des colonisateurs, suppliant les sentinelles de le laisser traverser les remparts pour aller chercher sa fille égarée, accusée d'avoir découcher. Mais accuse-t-on une rivière en crue d'être sortie de son lit pour aller perler dans les entailles de sa mémoire?

C'est à cet instant, comme des cheveux éteints qui tombent oubliés par les vents, que je m'effondre dans mon sofa. Une voix semblable à un clapotis de lèvres me traversa alors l'esprit et me dit qu'on peut rester vingt ans dans cette ville à regarder par nos yeux sans pouvoir jamais saisir avec le coeur ses innombrables composantes.

Calme et résigné à aimer un souvenir passé, je quitte cette sombre demeure pour appréhender les mots qui commencent à se resserer pour que les ruelles soient plus denses, écouter les voix qui s'échappent, grimpent sur les remparts, s'appuient sur les arcades des portes pour donner la parole aux hommes qui, engonssés dans leurs belgha et djellabas blanche, crient La Ilaha Illa Lah , je passe par des venelles paresseuses comme une langue pâteuse qui se réveillent par la rumeur des passants.

Les commerces débordent, les regards lèchent, le sacré se relaie d'un coin à l'autre, d'une confession à l'autre. L'ambiance enfle, les duvets trempent dans du thé à la menthe, les visages se mouchent dans les mains pour priser le tabac, le vent d'est qui s'entête à balancer le linge blanc sur les terrasses, le marbre des hammams miroite sous l'eau chaude coulant des étuves, les chemins vides puis en crue de la médina avancent en calligraphie arabe, la tièdeur s'endort au pied des murs où je trempe par moment mon calame pour continuer l'illusion de l'image par l'écriture. L'ombre et la lumière se relèvent et scintillent comme des oriflammes portés par des guerriers arabes sur leurs cheveux de guerres clamant au fort du combats la désaccoutumance du peuple à l'écrit.

Je me mêle à la foule, née d'une même blessure, vais et vient dans les profondeurs et par les entailles des demeures Tanger me sussure son histoire pour que je dispute sa mémoire à la mort.
Je sais, je n'aurais peut être pas la chance de croiser un concitoyen sépharade, la tête couverte d'une kippa embrassant la mezzouza de sa maison avant de s'embrancher comme moi dans les articulations de la cité. Un siècle ils sont restés, en un jour ils sont partis. Pourquoi?

Lové par les vents, je sors du ventre de la médina pour aller au toit de la falaise goûter au safran du soleil, fermer les yeux pour voir naître Tanger dans la blancheur des vagues qui viennent caresser l'âme de leur tourterelle et recouvrer sa virginité, puis rugir, le ressac plein d'écumes prêt à lacérer les corps de ceux qui ont osé barbouiller son rimmel

Par Siglo - Publié dans : Récits
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Samedi 19 juillet 2008


C’est à l’ancienne villa de Perdicaris actuellement hôtel El Menzah que c’est tenu le 12 Juillet 2008 le séminaire de l’association Al Boughaz. Cette initiative s’inscrit d’abord et comme à l’accoutumé  dans le cadre général des objectifs de l’association à savoir préservation, valorisation et développement du patrimoine humain et culturel de la ville de Tanger  mais aussi et en particulier pour faire aboutir le projet de la création du Centre Culturel Abdellah Guennoun dans la Médina. Dans la proue de ce projet qui se place dans la continuité des colloques précédemment entrepris « Tanger, patrimoine et développement : la place de la Médina dans les mutations urbaines. Quel rôle pour la Société Civile ? » »Tanger, un patrimoine mondial » il n’est pas sans utilité de savoir que deux tangérois amoureux de leurs ville Mr Rachid TAFERSITI et Mr Abdessamad ACHAB respectivement présidents de l’association Al Boughaz et de la Fondation Abdellah GUENOUN tiennent la barre ensemble pour conduire à bon port les travaux déjà entamé et qui s’achèveront par la création du « Centre Culturel Abdellah GUENNOUN ».

Par ailleurs je crois qu’il n’est pas nécessaire de préciser que les associations sont toujours à la recherche de ressources financières et humaines et c’est précisément dans cet objectif que plusieurs organismes sont partenaires de Al Boughaz notamment l’ONG italienne COSPE, le programme PASC-INDH du PNUD et d’autres initiatives locales.

Si Abdellah GUENNOUN ce théologien et figure emblématique de la ville de Tanger avait légué sa maison située à la Qasbah, la Maison Guennoun, pour en faire un Centre Culturel. Il s’agit d’abord donc de réhabiliter et de préserver l’empreinte architecturale de cette maison historique puis de chercher à ce que les finalités entrent dans une dynamique de développement culturel de la ville.      

En déjeunant à l’hôtel j’ai entendu  le président de l’association dire à son secrétaire général Mr Lotfi CHRAIBI : «  Il faut investir énormément et faire intervenir beaucoup de gens pour à peine effleurer le problème et réveiller les consciences ». C’est une vérité.

Mais Il y a aussi une autre vérité : « Nous vénérons nos morts car nous doutons beaucoup des vivants ».

Alors réagissez! faites revivre Tanger.

Par Siglo - Publié dans : Tanger
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Jeudi 3 juillet 2008

Vitole commerciale: Magnum 46  Vitole de production: Coronas Gorda
L: 14,3mm D: 1,82mm P: 10,90gr Cepo: 46

Un grand moment pour un cigare de grande classe. C’est ainsi que j’ai qualifié la compagnie de cette vitole. Mes arcades sourcilières s’étaient grassement  relâchées quand mes yeux ont humé pour la première fois cette couleur maduro. Qu’en sera-t-il de mes papilles !? Comment contenir encore ma fébrilité à le décapiter ? Un moment après et c’était fait. Ma langue s’est mise alors à entrelacer la fumée à ma salive pour me livrer ces premières notes épicées et boisées puis, tout le long de ce super module, des effluves d’ arômes de café et de cuir sont venus  généreusement couronner cette belle rencontre.
Par Siglo - Publié dans : La Vitole
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Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?


Comment se fait-il qu’un homme qui marche sur la cinquantaine simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 


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Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911





  








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