Le Cigare....Pour ce qu'il est



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Récits

Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /Déc /2006 17:07
Bien que jappartienne à une communauté embrassant la foi de Mahomet, mes convictions personnelles demeurent en souffrance pour la reconnaissance de ce que les miens et les gens du livre appellent en général et communément Dieu.

Cette voie même si elle ne me procure que perplexité et point de certitude, me laisse conforme à moi-même ne serait ce que pour le fait que l'inconnaissable est toujours déduit mais jamais démontré. Devrais-je donc rallier pour autant le camp des insurgés sans foi et faire la guerre à mes semblables? Non. J'ai choisi par contre le chemin d'un non croyant à la recherche de dieu, un dieu qui, par notre contemplation, libère les gens de leurs réclusions spirituelles et peut être les unira-t-il sous la même signification de la vérité.

Cela dit, et en dépit de ma discrétion sur mes convictions personnelle, pour ne pas heurter celles de mes proches, j'étais à mille lieux de savoir que ce soir j'avais rendez-vous avec un événement qui allait encore une fois entériner cette déchirure.

En effet, par un simple hasard, en feuilletant mon journal, j'ai pris connaissance dans la rubrique arts et culture, qu'un concert de musique andalouse tiendra lieu dans la Cathédrale située dans ma citée.(la réciprocité est-elle envisageable? un récitale de musique classique dans une grande mosquée?)

Sans plus tarder, j'ai rejoins ce lieu de culte que, je ne m'en cache pas, j'étais avide de connaître. L'édifice m'acceuil par l'un de ses trois portails, l'interieur était très sobre, les symboles adoucis par la lumière tamisée, la senteur celle d'un bois précieux. Je m'assis aux premiers banc pour écouter ce groupe de musicien qui déjà beignait dans la lumière jaune et bleutée du vitrail et s'affairait à mettre en place luth, cithare, flûte, et instrument de percussion.

Après la présentation du programme la musique commença:....vibration.....profondeur.....écho.....souffle....la fibre émotive que j'ai à l'interieure de moi commença à résonner, je me sentais transporter par la nef, mes yeux regardaient parfois la voûte qui s'apparente à la coque d'un vaisseau renversé, étais-je dans la mer des crises? Est-il possible que des cordes Arabe puissent jeter une passerelle pour rejoindre la foi Chrétienne?! J'étais témoin passif sans force regardant mon âme tourmentée, hésitante, faisant le choix entre la couleur de l'hostie et la coupe de vin ou le témoignage de foi d'un bon musulman.......rythme.......chant soliste.......choeur........non c'est absurde les religions peuvent être différentes par leurs textes mais dieu reste le même par tout et pour tous.

A la fin du concert, j'ai quitté cette maisson de dieu, du beaum au coeur, me promettant qu'un jour j'y reviendrais pour contempler encore une fois la diversité des hommes.

je n'en suis pas sorti indemne, la plaie faite par mes ruptures et ralliements c'est encore ouverte......à suivre.


Par I.B - Publié dans : Récits
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Samedi 9 décembre 2006 6 09 /12 /Déc /2006 19:42

Mon travail consiste à faire sortir les choses de leurs contextes habituels, de produire cet étonnement si cher à l'esprit humain et agir pour que le quotidien soit un moment extraordinnaire. En image ça donne trois balais colorées.
Pour conclure c'est avec plaisir que je paraphrase quelque lettre de Jean Canavaggio dans sa préface de Don Quichotte en disant, le quotidien engendre la médiocrité, là où toute incommodité a son siège et tout triste bruit sa demeure.
Par I.B - Publié dans : Récits
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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 22:09
Perturbé par mon entourage, je fus très tôt amené à penser. Je ne voulais pas savoir le comment des choses mais le pourquoi, car c'était les causes premières qui m'intéressaient.

Le pourquoi a été mon premier outil de travail.

Cependant mon labeur n'était pas sans peine; jeune j'ignorais qu'il n'est pas facile de répondre à tous les pourquoi.
Le berceau de mes incertitudes se mettait alors à se creuser, il était l'arène des duels entre la raison et les sentiments, le savoir et la croyance, mais en fait ce n'était que l'affrontement déguisé du pourquoi et du comment. Mes questions battaient en retraite devant cette vie conséquente et mes doutes avançaient à grand pas. Finalement la confrontation entre l'Etre et le sens de l'Etre était inéluctable.
Ces recherches ne doivent pas nous paraître nouvelles, car quotidiennement nous affrontons des aspects alors que notre raison cherche des réalités.
Mais de quel instrument ai-je usé pour avoir forgé si profondément dans mes pensées?!
Effectivement, je crois que la connaissance de nos moyens de prospections nous aideraient à anticiper sur le résultat à obtenir. Lorsqu'on se sert du comment on a généralement une réponse technique, et du pourquoi, une réponse métaphysique. Les deux quand ils se rejoignent forment la certitude, je dirai, à l'âge que j'ai maintenant, une certaine sérénité ou apaisement mentale, une éventualité  malheureusement rare.
Le pourquoi et le comment étaient une seule entité appartenant à la matière philosophie. Au début des temps, l'homme était conquis par l'Univers et le pourquoi dominait alors. Au fur et à mesure que les siècles passaient, le comment émergea et donna naissance aux techniques et l'Homme s'est senti cette fois conquérant.
Le pourquoi et le comment devinrent pour la première fois et depuis, frères ennemis lors du procès de Galilée. Ce dernier voulait savoir par quel procédé mathématique ou géométrique l'Univers se mouvait, alors que l'église exigeait de lui le pourquoi, car le mouvement des cieux s'effectue par la main de Dieu, une question métaphysique et non pas technique ou scientifique.
Ce raisonnement nous acheminera peut être à nous demander pour quelle raison notre siècle est si industrialisé. La réponse à mon avis est simple: les Hommes ont préféré le comment au pourquoi. Ce choix nous conduit malheureusement à un certain dogmatisme, à une rigidité de l'esprit au détriment de sa souplesse.
L'adaptation de l'Homme doit être notre plus grand soucis, et pour ce faire le juste milieu des choses est indispensable.
Par I.B - Publié dans : Récits
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /Nov /2006 14:54


La cuillère, ustensile composé d'un manche et d'une partie creuse, servant à manger.
La clé, pièce métallique servant à ouvrir et à fermer une serrure.

Assis dans mon fauteuil, je regarde cette cuillère sédentaire dans sa forme et dans son usage, enfoncée dans son corps , peu  profonde dans ses signes, facile à saisir, empreinte floue des temps, sans passerelle vers l'esprit.
Agissant alors pour cet objet courant, je prend mon pinceau et du gouache noir et je la paint. Soudain elle sort de son contexte habituel, mystérieuse elle devient, interpelle mon imaginaire, force un peu mon respect, je l'entend même dire il y a une casserole dans le ciel pourquoi pas moi aussi! les idées se forment et s'enchaînent jusqu'à ce qu'une question me vient à l'esprit qu'elle ne pouvait jamais espérer: que représentes-tu? notre corps peut être? le problème de la famine dans le monde? D'aucuns dirons avec raison, que par la conduite ordinaire de notre vie, tenue en laisse par l'habitude, nous feignons voir les choses, mais nous n'apercevons en fin de compte que leurs ombres. Prenez un Thé alors! un Thé japonais.
Pendant que la cuillère se fraye son chemin pour s'affranchir de son immuabilité, la clé, elle, évolue et se libère peu à peu de l'objet originel qu'elle représente en s'appropriant toutes les technologies récentes, électroniques, infrarouges ou même binaires. Toutefois son chemin est balisé de derviche, la peau sur l'os tenant  à la main une cuillère et murmurant , la cuillère est  la clé! la cuillère est la clé!

Par I.B - Publié dans : Récits
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 15:03

Pourquoi Dieu nous a-t-il vaincu! Comment Dieu nous a-t-il vaincu!

Quoi de plus simple, pour défaire une intelligence arrogante, que d'y mettre un peu de croyance et d'émotions.
Quoi de plus simple, pour triompher d'une intelligence insolante, que d'y loger une manifeste division engendrée par une pensée incessante.
Quoi de plus simple, pour venir à bout d'une intelligence impertinente, que d'y faire germer une voix intérieure qui se nourrit de son passé et entreprend pour l'avenir sans pouvoir vivre son présent.

Deux Etres dialoguent. L'enjeu le Sceptre. La question le Cercle parfait.

Le premier Etre: imagine un Cercle parfait.
Le second Etre: s'est fait, répond-t-il instantanément et avec assurance.
Le premier Etre: réalise le Cercle alors!
Le second Etre demeure interdit puis dubitatif: je ne peux pas, la matière trahit mon imaginaire.
Le premier Etre: Invente le compas. Dorénavent la science ou le Comment seront tes seuls Rédempteur. Puis il ramassa le Sceptre et éteint la lumière.
Par I.B - Publié dans : Récits
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Mais qu'est-ce qu'il veut?


Comment se fait-il qu’un homme qui marche sur la cinquantaine simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 


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