Le Cigare....Pour ce qu'il est



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /2007 20:50
Je me suis vêtu de plusieurs parures en espérant que le destin ne me reconnîtrait pas. Mais la vie me lorgnait et je feignais ne pas la voir. Elle avancait avec une élégance troublante vers le "Pas de Tir" comme la crête d'une vague calme qui échouera bientôt sur le rivage.

Je continuais à ignorer ce mouvement de vie qui cherchait à m'enlacer, à me rabattre sur le chemin de mon unicité, soudain je me suis arrêté, mon ombre était si lourde de déguisement qu'elle m'enchaînait, mon âme blessé par les masques que je lui mettais, mon coeur brisé par le manque d'émotion que lui accordais.

J'ai compris brusquement comme un éclair qui vous foudroie que j'abîmais mon chemin vers la liberté en tentant de m'approprier le monde des autres, d'accepter la vérité collective au mépris de ma nature profonde, je flottais au gré des vents dans un système préétablie où le désir de dissimilitude n'avait pas droit au chapire.

Secoué par ce séisme une voix intérieure me dit "De ton âme jaillira la lumière qui révélera à ton coeur la vérité".

C'est ainsi donc que je me suis arrêté et fait face au destin et dit:

Mme la vie je te salue

Alors avec un signe de déférence, elle a décoché sa flèche à mon égard et, en un moment furtif, mon corps fût imprégné d'une certitude mystique me débarrassant de ce que je croyais connaître de moi-même, ouvrant la porte de ma conscience à mes côtés sombres, acceptant le contenu de mes différences, jettant un nouvel ordre dans mon regard et mon existence.
Par I.Bouzid - Publié dans : Récits
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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /2007 20:47
Par I.B - Publié dans : La Vitole
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /2007 00:22

J'ai vu la parade de la vie.

Elle a affiché le grand luxe de sa cruauté.

Elle a marché l'air hautain défiant avec insolence ma douleur affichée.

Jeune, elle m'avait déja marqué comme L'Homme qui en savait trop.

Son haleine qui ne se reprend pas de son sourire cruel se plaîsant à verser les larmes sur mes joues, enflées comme les seins de ma mère,  a adoucit cependant mes blessures et m'a apprit le script de la métamorphose de la peine en humour.

Sans souffrance aurais je pu embellir cette disposition naturelle à convertir les tourments de l'insolite, l'étonnement anxieux, à prévoir le départ du coup de feu, à transformer l'événement douloureux en humour comme victoire contre les épreuves de la vie?

Par I.Bouzid - Publié dans : Récits
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Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 09:15
Je crois que vivre est un sort tragique pour chacun de nous lorsque notre parcours ici bas est auréolé de trop de commencement qui infusent attachement passion et imprudence et peu de conclusion lesquelles, je l'espère, nous consentirons peut-être le bonheur d'anoblir notre âme si ordinaire.

Chaque jour quand je me lève, je suis comme cet arbre qui étend ses branches pour recevoir la douceur de la lumière guettant par delà les hauteurs l'arrivée certaine des nuages qui ombragerons mes rêves les plus chers et mes élans les plus sincères.

Le soir éprouvé par le lot quotidien de joie et de contrariété, mes pensées informulées et secouées par un corps fragile, tombent comme des branches mortes au pied de mes racines enfoncées dans une terre noir et humide et loin du supérficiel.

Mes pensées commencent alors à respirer profondement cette odeur de mucus imprégnée d'arômes floral qui unie petit à petit les fraguements de mon esprit perdu et le libère des événements de la journée diaprées par la critique et le manque de beauté. Alors, comme un marin qui vient de mettre pied sur la terre ferme, enflammé par l'amour, le vin et les mystères de la nuit, mes pensées, apaisées et heureuses d'avoir retrouver leur auteur, s'accrochent aux lianes tréssées par l'espoir et la lumière dorée du soleil qui se lève et coule sur le flanc des montagnes  puis grimpent de nouveau au sommet de l'arbre attendant paisiblement la venue du prochain jour.
Par I.Bouzid - Publié dans : Récits
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Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /2007 14:57


Vitole commerciale: Canonazo Vitole de production : Canenazo
L:14,30mm D:1,90mm P:17g Cepo:46

Le module de ce cigare n'est pas très répandu. Il se place entre celui du robusto et du coronna gorda. Donc parfait pour ceux qui ne veulent pas quitter rapidement la table du restaurant!!

La cape, colorado-maduro, est soyeuse, fine et bien tendue.

Tel un sorcier qui cherche à prèdire l'avenir dans les entrailles de la meilleure bête abatue, je regarde la tripe de la vitole, les quelques feuilles qui forment son secret, le geste du torcéadore, je sens déjà les parfums de la terre de l'ombre et de la lumière des champs de tabac.

Le goût est riche, l'arôme boisé et épicé. Le palais ne perd pas sa fraîcheur malgré les notes quelquefois amères et torréfiées.

Très bon cigares.


Par I.Bouzid - Publié dans : La Vitole
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Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?


Comment se fait-il qu’un homme qui marche sur la cinquantaine simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 


Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911





  








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