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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 10:15

Pourquoi tu mens engeance incrédule ! Je t’ai à l’œil baroudeur pédant, larbin, bigote qui mange dans les gargotes, tu attends comme un bandit de grand chemin avide de faire des siennes, sors des vents vient ici faire foule avec tes semblables, vulgate apocryphe de la création, tu étends sur le ciel le tarot pour dessiller tes arcades nimbées de craintes, tu n’as pas encore compris que la croûte terrestre se pourlèche de tes os, sais-tu au moins pourquoi elle est plus épaisse que tes espoirs ?

 

Écoute consommateur de codes barres, inanité perchée sur un nid d’aigle, tu n’es que  lubie du colosse locataire du ciel,

 

Marche un peu bonobo pour vaincre la pesanteur c’est ainsi d’ailleurs que tu as gagné ta verticalité immanente, laisse l’anse des rivages suspendre ton regard sur l’insensé horizon peut être alors qu’entre deux instants inerte il te chamarrera de promesses pour te faire oublier le cri des foules écrasées par la faim, le pain sans beurre, le thé froid, le sourire muet flottant sur une mer glauque. Couardise.

 

Mais peut être aussi que dans cette tragédie irréversible inodore tu recouvreras ton équanimité pour aller rejoindre les ambiances qui se nouent dans les venelles, écouter les murmures invisibles, les bruissements des ombres éclaboussées, soufflées par une main froide pétrie dans l’indifférence, visage démoniaque des cœurs aveugles.

 

Ton enseignement n’est toutefois pas achevé car au bout du chemin à l’encoignure d’un monument érigé à la mémoire d’une ville, tu remarqueras une créature agenouillée, les cheveux noir fourbis cachant une érubescence de vie, la main de Fatma autour d’un cou gracile, les paumes jointes devant une flamme encensée par le rythme de ta culpabilité, à ton approche quand tu franchiras  le cercle de ses pensées , sans savoir si tu es homme ou femme, elle te tendra une musette remplie de khôl pour attendrir l’acuité de ton regard, c’est alors que tu entendras des voix mêlées, bigarrées un mélange d’arabe d’espagnol et d’hébreu sortant d’un recueillement endolori par le souvenir, tais-toi alors, prends sa main elle a vécu dans la familiarité quotidienne de ces âmes emmurées, dans leur détresse ils résonneront dans ta chair pour franchir l’invisible, donner contenance à leurs esprits, échapper au châtiment de l’oubli, aux calligraphies immobiles, défaire cette trame lourde et dense par l’inflexion des hommes pour aller qui vers la rade qui vers les cultes qui vers les donjons des remparts, tu verras alors passer les saints les fous les mystiques les pauvres les saltimbanques les riches les pitres, ils s’entrelaceront comme des volutes, ils s’appelleront comme jadis, Mohamed, Jean, Josèphe, Aïcha, Isabelle, Bengio, Nohain. Demande à la créature, si elle le consent, de te raconter l’histoire de ces vies multiples délacées, autrefois des langues entremêlées vivant dans le ventre des vents azurés essaimant une amitié tolérante à ceux qui en voulait. Mais peut être que tu es encore immature, tu préfères aller dans une fosse lubrique encore plus profonde que le furoncle qui s’étend sur cette ville, là tu vas échancrer tes pustules, laisser couler leurs vomissures dans les plis de tes regrets, épancher ta couardise dans les bouteilles pansues d’alcool et quand les dernières lumières de ton esprit serons enrobées de vapeurs fumigènes tu iras te moucher dans les seins plantureux des libertines.

 

A suivre.....

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Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

des mots en image

D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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