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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:12

 

Lettre à mon ami Dr El Y.Med

DSC 1175

 

 

Bonjour mon ami,

 

Il m’arrive souvent de rester là planter devant mon clavier à chercher les mots car parfois l’émotion est si forte qu’elle m’empêche d’écrire. Le besoin pressant d’écrire m’empêche d’écrire.

 

Je me rappelle souvent Fernando Pesoa et de son livre « le livre de l’intranquillité » dans lequel il écrivait avec conviction que la « cohérence est une maladie ». C’est une maladie lorsque la pensée jette sa grille de lecture sur nos vrais sentiments pour ombrager les effluves du cœur. Alors si par moment il vient à vous de croire que je perds la tête sachez simplement que c’est un artifice pour fourvoyer l’esprit afin de permettre dans sa pureté originelle la résurgence du vrai amour.

 

A l’instar des trois religions je voudrais bien réserver une journée pour ma propre prière dans un édifice que je nommerais volontiers la maison du nouvel âgiste. Et que serait encore ma joie de pouvoir élever sur la porte d’entrée les mots suivants : ‘’je n’ai jamais dit que Dieu n’existe pas, je n’ai jamais dis que je ne crois pas en Dieu, je dis seulement que Dieu auquel je crois ne ressemble pas aux vôtre’’.    

 

Il y a une phrase dans votre article qui m’a poussé à noircir cette page « Je ne peux dire merci qu’en donnant » pour cela je vais vous raconter cette histoire :

 

J’étais de retour chez moi, j’avais un billet de cent dh dans ma poche et venais d’acheter huit pommes deux pour chacun de nous. Sur mon chemin un homme le visage creusé par la nuit à peine caché derrière des habits rapiécés me supplia de lui faire l’aumône. Je n’avais pas de monnaie.  A l’instant j’ai pensé  lui offrir deux pommes mais  une voix insidieuse tapie dans l’antre de l’infamie me souffla « Après tu n’en auras pas assez » et j’ai continué sur mon chemin. Cependant  une ruelle plus loin je fus saisi par le remord : comment cela « je n’en aurais pas assez !», comment ai-je fais pour accorder si peu de valeur à moi-même, au rendez-vous qui s’est offert à moi pour agrandir mon âme ! J’avais de la peine car je venais de faire l’expérience de la pauvreté, celle  de la mesquinerie aussi. Je me suis senti dans mon for intérieur, beaucoup plus pauvre que ce mendiant et pourtant par rapport à lui j’étais largement à l’abri du besoin. Je me suis dis alors qu’il ne suffit pas d’être riche mais encore faut-il faire l’expérience de la richesse pour réellement le devenir et pour cela donner est le meilleur moyen de dire merci à la mère providence cette action divine du geste supérieur.

 

 

Merci mon ami.

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commentaires

boutha 11/01/2014 14:28



Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

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D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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