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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 19:31

 

Paul-Cezanne-Nature-morte-25126                    

                                         Paul CEZANNE                                                                      Van DIJICK                                                         

 

Est-elle morte ? Je ne pense pas, elle est bien plus vivante que vous ne pouvez le croire.


Je regarde ces deux fresques et déjà l’aspect roturier et noble des tables s’impose à moi, l’épaisseur des meubles, la grossièreté des motifs puis la finesse des nappes et la subtilité du thème. 

L’une mal épanoui reléguant les hommes dans une longue absence, peut être sont ils dans les champs rudoyés par le labeur de la terre, aucune miette sur la table les fruits exaltent leurs solitudes, presque incomestibles, préservés du désir, ou peut être qu’il n’y pas du tout de plaisir, juste la peine du temps, ses revers. Quand le changement est incertain les objets se déploient alors dans une majestueuse et dramatique présence. 

L’autre exalte l’opulence, car les hommes ne sont pas tous égaux face à la vie. Ses convives ne sont pas loin, peut être qu’en restant là à observer vous les verrez revenir pour prendre encore une gorgée de vin blanc et casser quelque noisette. Ils sont repus de richesse, de fromage, de fruits de différentes saisons et semblent assurés dans l’écoulement du temps comme le repos en spirale de cette pelure de pomme posée là à la lisière de la table. 

Mais l’équilibre est souvent précaire; ce pain sur cette assiette pourrait tomber et menacer l’accord de la vie et ses victuailles. 

Ces peintures suggèrent en fin de compte ce qu’elles ne représentent pas à savoir les hommes et leurs absences parfois heureuse et d'autres fois malheureuse. Et comme aurait dit Jean-Noël PANCRAZI dans son magnifique roman "Tout est passé si vite":......un juste dosage d'absence, de disparition, de retours inattendus, de promesse et d'étreintes brusques.....



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Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

des mots en image

D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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