le blog lavitolebleu



C'est au début des années 70 que j'ai connu Mohamed CHOUKRI. Mon père était à l'époque directeur du collège Ibn Batouta (Lycée St Aulaire) de 1968 à 1986 et Choukri faisait parti du sercrétariat. Un jour pendant que je flânais dans les couloirs de l'école j'entendis CHOUKRI crier après ses collègues: "Vous êtes tous des insectes, que des insectes!!" en arabe dialectale "Fartitos ou Hacharats". Il était différent mais pas repoussant, je le sentais à la fois hanté par l'absurde et par le cru sans concession de la réalité.
C'est à cette période que Edouardo Roditi accompagna pour la première fois CHOUKRI chez Paul Bowles pour lui présenté l'homme et ses nouvelles. Bowles aima  beaucoup les premiers récits de Choukri avant de traduire en anglais "Le Pain nu".
Dans son livre "P.Bowles le reclus de Tanger" Choukri raconte son entretien avec Abdelwahid chauffeur de Bowles:
"Est-ce que ça intéresse vraiment les étrangers, ce que toi et Mohamed Mrabet racontez à Paul et qu'il traduit en anglais?
- Moi je ne raconte rien. J'écris ce que j'ai à écrire et c'est aux autres de le lire.
- Je ne comprends pas.
- Et moi, je ne sais pas comment te l'expliquer.
- Mais Mrabet n'écrit pas! Il raconte.
- Oui, et Paul le transcrit et l'adapte de telle façon que cela puisse être lu."
Quand il a reçu ses premiers cachets il est venu chez nous et a demandé à voir ma belle mère, il avait une belle montre à lui offrir. Elle a fait tout pour l'en dissuadé prétextant que c'était trop cher mais lui il ne voulait rien entendre. L'argent il n'en voulait pas ça polluait son inspiration il préférait rester les poches vides. Une montre pour lui non plus ça le rendai ordinaire. Certainement il devait penser qu'il valait mieux se presser le jour pour donner quelque chose à ceux qu'il aimait avant que son corps titubant ne soit assaillit la nuit par des visages  balafrés pour le dépouiller. Choukri n'était pas un ivrogne. L'alcool c'était une boisson qui l'aidait à se débarrasser de son corps geôlier de sa souffrance et de son inspiration.
Jeu 13 déc 2007 1 commentaire

“El velo desnudo” de Badia Hadj Nasser (Ed. Alcalá Grupo Editorial)

Tánger es una de las ciudades que más literatura ha deparado. Una editorial de Alcalá la Real (Jaén) publicó “El velo desnudo” de la tangerina Badia Hadj Nasser, una psicoanalista que vive entre su ciudad natal y París. Para muchos se trata de la novela más valiente escrita por una mujer marroquí. Un relato audaz, templado, sin complejos, que en momentos estremece, incluso irrita cuando refleja abiertamente una sociedad donde sus miembros más activos, sobre todo si son mujeres, deben navegar esquizofrénicamente sobre los límites en los que deben o pueden moverse.


La novela expresa la historia de una joven, Yasmina, nacida en el seno de una familia tradicional y los cambios que se producen en su vida cuando se enamora de un cooperante extranjero, lo que le lleva a ser rechazada por sus familiares, que no entienden su pretensión por tener una identidad personal diferenciada. Una narración atrevida, donde no faltan los relatos de contenido sexual, muestra las situaciones de muchos jóvenes magrebíes que no quieren renunciar a su identidad, pero que tampoco quieren perderse lo novedoso que van descubriendo. Una mezcla de literatura y realidad vivida. Un amasijo de educación burguesa y los deseos de igualdad e individualidad. Puede sorprender un relato tan directo, ya que la visión que tenemos de Marruecos está llena de tópicos y tabúes que poco se asemeja a lo real. Badia Hadj Nasser rompe con muchos de ellos.


El título “El velo desnudo” refleja el entorno de las mujeres que ocultan su rostro ante evoluciones que no acaban de comprender, pero también para encubrir sus andanzas –sean estas más o menos honradas–; tiene cierta semejanza con “El pan desnudo” de Mohamed Choukry. Similitudes que van más allá de las denominaciones de sus obras.

 

Publicado por Rubén Caravaca

Etiquetas: literatura, magreb, Marruecos

 

 

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Ryadi - le 10/11/2008 à 19h23