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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 10:48

Papa, apprends moi à pardonner,
Ta lumière me brûlait les yeux et je m'en cachais,
Petit comme un oisillon, je te suivais dans le ciel bleu,
Comme une flèche mouvante qui voyage impérturbablement vers l'horizon,
De retour à la maison tu me mettais en califourchon sur ton genou,
Les calîns tu savais que je les aimais, tes doigts dans mes cheveux tu savais que je les adorais,
De mes caprices d'enfant, aucun tu ne m'as refusé,

Mais au-delà du symbole tu n'étais qu'un homme et ça je ne le savais pas encore,
Et .....sans le savoir peut-être, tu m'as blessé,
Car un jour, tu n'étais plus de retour, et depuis, seul le clair de lune de ma mère ma guidé dans l'obscurité,
Puis un jour on m'a dit, petit, désormais tu es dans une famille déchue,
Alors, mes yeux embrumis par les larmes,
Je suis parti à la rencontre de cet arbre immense qui m'abritait,
Pour lui demander dans mon coeur,
Quelle autre terre que la notre il a choisi pour se planter,
Son regard, plein de désarroi, je ne l'oublierai jamais,
Son coeur brisé en mille morceaux me disait, toi qui volait dans le ciel tu vas ramper,
Alors, de son piédestal il est descendu,
Adieu Papa,

Maintenant, mon coeur vieux de quarante cinq printemps s'est éclaircit,
Car mon amour pour papa a fleurit,
Le temps aidant, j'ai mesuré l'absurdité des évènements inscrits,
Je t'aime papa, mais je ne pourrais jamais te l'avouer,
De peur que tu partes encore une fois.

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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 16:07
Bien que jappartienne à une communauté embrassant la foi de Mahomet, mes convictions personnelles demeurent en souffrance pour la reconnaissance de ce que les miens et les gens du livre appellent en général et communément Dieu.

Cette voie même si elle ne me procure que perplexité et point de certitude, me laisse conforme à moi-même ne serait ce que pour le fait que l'inconnaissable est toujours déduit mais jamais démontré. Devrais-je donc rallier pour autant le camp des insurgés sans foi et faire la guerre à mes semblables? Non. J'ai choisi par contre le chemin d'un non croyant à la recherche de dieu, un dieu qui, par notre contemplation, libère les gens de leurs réclusions spirituelles et peut être les unira-t-il sous la même signification de la vérité.

Cela dit, et en dépit de ma discrétion sur mes convictions personnelle, pour ne pas heurter celles de mes proches, j'étais à mille lieux de savoir que ce soir j'avais rendez-vous avec un événement qui allait encore une fois entériner cette déchirure.

En effet, par un simple hasard, en feuilletant mon journal, j'ai pris connaissance dans la rubrique arts et culture, qu'un concert de musique andalouse tiendra lieu dans la Cathédrale située dans ma citée.(la réciprocité est-elle envisageable? un récitale de musique classique dans une grande mosquée?)

Sans plus tarder, j'ai rejoins ce lieu de culte que, je ne m'en cache pas, j'étais avide de connaître. L'édifice m'acceuil par l'un de ses trois portails, l'interieur était très sobre, les symboles adoucis par la lumière tamisée, la senteur celle d'un bois précieux. Je m'assis aux premiers banc pour écouter ce groupe de musicien qui déjà beignait dans la lumière jaune et bleutée du vitrail et s'affairait à mettre en place luth, cithare, flûte, et instrument de percussion.

Après la présentation du programme la musique commença:....vibration.....profondeur.....écho.....souffle....la fibre émotive que j'ai à l'interieure de moi commença à résonner, je me sentais transporter par la nef, mes yeux regardaient parfois la voûte qui s'apparente à la coque d'un vaisseau renversé, étais-je dans la mer des crises? Est-il possible que des cordes Arabe puissent jeter une passerelle pour rejoindre la foi Chrétienne?! J'étais témoin passif sans force regardant mon âme tourmentée, hésitante, faisant le choix entre la couleur de l'hostie et la coupe de vin ou le témoignage de foi d'un bon musulman.......rythme.......chant soliste.......choeur........non c'est absurde les religions peuvent être différentes par leurs textes mais dieu reste le même par tout et pour tous.

A la fin du concert, j'ai quitté cette maisson de dieu, du beaum au coeur, me promettant qu'un jour j'y reviendrais pour contempler encore une fois la diversité des hommes.

je n'en suis pas sorti indemne, la plaie faite par mes ruptures et ralliements c'est encore ouverte......à suivre.


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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 18:42

Mon travail consiste à faire sortir les choses de leurs contextes habituels, de produire cet étonnement si cher à l'esprit humain et agir pour que le quotidien soit un moment extraordinnaire. En image ça donne trois balais colorées.
Pour conclure c'est avec plaisir que je paraphrase quelque lettre de Jean Canavaggio dans sa préface de Don Quichotte en disant, le quotidien engendre la médiocrité, là où toute incommodité a son siège et tout triste bruit sa demeure.

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 21:09
Perturbé par mon entourage, je fus très tôt amené à penser. Je ne voulais pas savoir le comment des choses mais le pourquoi, car c'était les causes premières qui m'intéressaient.

Le pourquoi a été mon premier outil de travail.

Cependant mon labeur n'était pas sans peine; jeune j'ignorais qu'il n'est pas facile de répondre à tous les pourquoi.
Le berceau de mes incertitudes se mettait alors à se creuser, il était l'arène des duels entre la raison et les sentiments, le savoir et la croyance, mais en fait ce n'était que l'affrontement déguisé du pourquoi et du comment. Mes questions battaient en retraite devant cette vie conséquente et mes doutes avançaient à grand pas. Finalement la confrontation entre l'Etre et le sens de l'Etre était inéluctable.
Ces recherches ne doivent pas nous paraître nouvelles, car quotidiennement nous affrontons des aspects alors que notre raison cherche des réalités.
Mais de quel instrument ai-je usé pour avoir forgé si profondément dans mes pensées?!
Effectivement, je crois que la connaissance de nos moyens de prospections nous aideraient à anticiper sur le résultat à obtenir. Lorsqu'on se sert du comment on a généralement une réponse technique, et du pourquoi, une réponse métaphysique. Les deux quand ils se rejoignent forment la certitude, je dirai, à l'âge que j'ai maintenant, une certaine sérénité ou apaisement mentale, une éventualité  malheureusement rare.
Le pourquoi et le comment étaient une seule entité appartenant à la matière philosophie. Au début des temps, l'homme était conquis par l'Univers et le pourquoi dominait alors. Au fur et à mesure que les siècles passaient, le comment émergea et donna naissance aux techniques et l'Homme s'est senti cette fois conquérant.
Le pourquoi et le comment devinrent pour la première fois et depuis, frères ennemis lors du procès de Galilée. Ce dernier voulait savoir par quel procédé mathématique ou géométrique l'Univers se mouvait, alors que l'église exigeait de lui le pourquoi, car le mouvement des cieux s'effectue par la main de Dieu, une question métaphysique et non pas technique ou scientifique.
Ce raisonnement nous acheminera peut être à nous demander pour quelle raison notre siècle est si industrialisé. La réponse à mon avis est simple: les Hommes ont préféré le comment au pourquoi. Ce choix nous conduit malheureusement à un certain dogmatisme, à une rigidité de l'esprit au détriment de sa souplesse.
L'adaptation de l'Homme doit être notre plus grand soucis, et pour ce faire le juste milieu des choses est indispensable.

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 13:54


La cuillère, ustensile composé d'un manche et d'une partie creuse, servant à manger.
La clé, pièce métallique servant à ouvrir et à fermer une serrure.

Assis dans mon fauteuil, je regarde cette cuillère sédentaire dans sa forme et dans son usage, enfoncée dans son corps , peu  profonde dans ses signes, facile à saisir, empreinte floue des temps, sans passerelle vers l'esprit.
Agissant alors pour cet objet courant, je prend mon pinceau et du gouache noir et je la paint. Soudain elle sort de son contexte habituel, mystérieuse elle devient, interpelle mon imaginaire, force un peu mon respect, je l'entend même dire il y a une casserole dans le ciel pourquoi pas moi aussi! les idées se forment et s'enchaînent jusqu'à ce qu'une question me vient à l'esprit qu'elle ne pouvait jamais espérer: que représentes-tu? notre corps peut être? le problème de la famine dans le monde? D'aucuns dirons avec raison, que par la conduite ordinaire de notre vie, tenue en laisse par l'habitude, nous feignons voir les choses, mais nous n'apercevons en fin de compte que leurs ombres. Prenez un Thé alors! un Thé japonais.
Pendant que la cuillère se fraye son chemin pour s'affranchir de son immuabilité, la clé, elle, évolue et se libère peu à peu de l'objet originel qu'elle représente en s'appropriant toutes les technologies récentes, électroniques, infrarouges ou même binaires. Toutefois son chemin est balisé de derviche, la peau sur l'os tenant  à la main une cuillère et murmurant , la cuillère est  la clé! la cuillère est la clé!

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 14:03

Pourquoi Dieu nous a-t-il vaincu! Comment Dieu nous a-t-il vaincu!

Quoi de plus simple, pour défaire une intelligence arrogante, que d'y mettre un peu de croyance et d'émotions.
Quoi de plus simple, pour triompher d'une intelligence insolante, que d'y loger une manifeste division engendrée par une pensée incessante.
Quoi de plus simple, pour venir à bout d'une intelligence impertinente, que d'y faire germer une voix intérieure qui se nourrit de son passé et entreprend pour l'avenir sans pouvoir vivre son présent.

Deux Etres dialoguent. L'enjeu le Sceptre. La question le Cercle parfait.

Le premier Etre: imagine un Cercle parfait.
Le second Etre: s'est fait, répond-t-il instantanément et avec assurance.
Le premier Etre: réalise le Cercle alors!
Le second Etre demeure interdit puis dubitatif: je ne peux pas, la matière trahit mon imaginaire.
Le premier Etre: Invente le compas. Dorénavent la science ou le Comment seront tes seuls Rédempteur. Puis il ramassa le Sceptre et éteint la lumière.

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 21:45

La marche est un comportement moteur naturel. Lorsqu'on se promène par exemple, nous avançons d'un pied à un autre; tantôt nous sommes sur le gauche, tantôt sur le droit, mais jamais sur les deux à la fois sauf si nous nous arrêtons; et l'emplacement de chacun met notre corps dans une position déséquilibrée. Pourtant l'ensemble du mouvement donne une stabilité parfaite!
Les scientifiques préfèrent définir la marche comme étant l'évolution d'un déséquilibre vers un autre déséquilibre.
Herman Von Helmhotz disait que la nature se complaît à marier les contraires. Le fait que cette action soit naturelle et donc acquise nous laisse, cependant, inattentif à ce moyen de locomotion.

Un homme dans la rue commence à crier "je suis Dieu, je suis Dieu, Dieu le tout puissant". les gens était un peu intriguer et commençaient à se rassembler autour de lui pour lui demander l'origine de cette hystérie. L'homme naturellement répondit " Dieu dit dans le Livre que la lumière soit  et  la  lumière  fût.  Et  moi  je  dis  j'avance mon pied droit  et mon pied avance. Ne suis-je pas Dieu?

En effet c'est un dieu, car l'idée de marcher et la marche elle même se réalisent en même temps!
Pour vous dire les choses clairement et sans détours, l'Homme est un état prématuré de la divinité vaincu par sa position spatial et temporel (le corps) en quête perpétuel de son accomplissement. Je vous entends dire que c'est de la philo ça! Non pas du tout. Définissez vous des objectifs claires et réaliser-les selon le planning retenu et vous vous approcherais de la divinité. Plus l'écart entre ce que vous dites et ce que vous faites est réduit et mieux vous vous réaliserais. L'importance de l'entreprise n'est pas tenu en compte, l'intérêt est de rester en mouvement tout en liquidant nos idées, autrement les choses présentes dans l'esprit qui demeurent non transformés en une manifestation concréte, se satellisent autour de notre pensée puis tiraillent, malmènent nos actions présentes jusqu'à ce que l'idée rebelle soit assimilée ou refoulée.

Mais la recherche de l'équilibre n'est pas seulement une affaire physique, mais mentale aussi, car l'homme vit le temps présent par les émotions du passé. Combien d'homme, ayant vécu dans des familles empoisonneuses, gardent toujours l'espoir de devenir des adultes et continuent à vivrent en réfugiés à un âge où ils sont appelés à donner le meilleur d'eux mêmes.
Chaque fois que nos émotions sont intellectualisé et non ressentit, chaque fois que nos idées restent à l'état abstrait sans pouvoir les réalisés, notre équilibre est rompue!
Mais ces situations ne sont -elles pas finalement le générateurs de nos progrès?.




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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 14:02

Savoir était et reste ma grande occupation.
Ma demeure n'est pas mon foyer mais la voie sur laquelle j'espère un jour trouver la réponse à mes questions.
Bien que l'optimisme de ma jeunesse m'offre un élan enthousiaste, la faiblesse de mes pensées qui me survient par moment, ralentit mes pas, ma paix intérieure devient tel un chateau de cartes; j'entrevois alors en moi cet être, avec lequel je m'entretenais dans ma sollitude de mes joies et de mes maux, devenir orgueilleux, méchant et confus, prêt à soudoyer mes jugements plutôt qu'à les éduquer. La paresse et le mensonge m'envahissent, j'ai alors hâte à retrouver ce personnage plus humain que j'étais et plus juste avec moi-même et mes semblables.
Dans pareilles circonstances, ne serait-il pas sage d'accoucher notre esprit telle une sage-femme accouche les femmes? puis distinguer le bon grain de l'ivraie?. Telle était d'ailleurs la méthode de Socrate.
Mais pour dire la vérité, il n'est point utile de faire un préambule. Et si je m'attelle à des acrobaties de langage, je serais bientôt une référence dans le débit des bêtises. J'ai appris donc de mes prédécesseurs qu'il ne faut surtout pas confondre la beauté littéraire avec la justesse de la pensée...à suivre...dans treize ans un mois et vingt jours.

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Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Recherche

Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

des mots en image

D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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