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27 avril 2021 2 27 /04 /avril /2021 09:23
Le buisson ardent.

La rue les vents,

Parade vagabonde,

Épidermes silencieux, stratosphérique,

Flottants au-dessus des nuages,

Roucoulement des foules,

Caresser la terre,

Murmure des remparts,

Malgré tous les instruments de la mort,                                       

Paroles emmurées,

Dialectes voyageurs,

Haleine au safran,

Instants en ronde-bosse,

Temps en bas-relief,

Vide reposant,

 Plein, ennuyeux,

Welcome to the machin my son

Embruns fouettant,

Miroir perfide,

Ressac des mers,

Mouettes rieuses,

Dansant sur les cornes de brume,

Raton laveur, Inventaire, Jacques Prévert,

Iris galopante sur les sommets ibériques,

Ombres répudiées,

Dystopies en trompettes de parades,

Corps oubliés puis renvoyés,

I'm in the spothlight losing my religion                      

Margelle des infinis,

Cadastres des âmes assoupies,

Reflux de l’instant,

Fragment temporel en suicide,

Cœurs au pays de cocagne,

Cils perchées sur les bords des tuiles,

Blanche est ma terre,

Terrasses polyglottes,

Un peuple,

Vagissements,

Cris,

Épaisseur du silence,

Cherkaoui, Chaïbia, Jerôme Bosch, Césane, Belkahia, Munch, Frida, Le Caravage, Michel-Ange, Henry Miller.....

Main de Fatima,

David,

Mickaël,

Regards ivres,

Averses de rivages,

Cépages tendres,

Rampant dans les veines,

Claquement des mémoires,

Et des livres,

Subversive est ma plume,

Je sais que je ne suis celui que je sais,

Question euthanasiée,

Réponse décomposée, défunte,

 

Confusion will be my epitaphe.

 

 

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 09:24

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour bien regarder une œuvre on doit poser beaucoup plus de question à soi-même plutôt qu’à l’adresse de l’artiste.

 

Antoni Tàpiès                                            

Naissance : terre, boue, argile, paille, moignon, papier, union

Mort : effilochures, poussière, décomposition, rupture, coulures, division

Surfaces lisses, rugueuses, travaillées par une série de marquages, d’inscription, donnent un mouvement à l’œuvre. On y retrouve parfois des signes qui nous révèlent avec avarice les sentiers brumeux que le peintre a empruntés. L’austérité chromatique, disparité des tons, altération de la matière, forces contre le prosaïque et l’uniforme, puis le rouge, violence sanguinolente, puis le bistre, couleur des champs bruns frappés abruptement par le soleil ibérique, ou bien une terre fraîchement remuée par la marche forcée des êtres, un aveu alambiqué, une démarche qui farfouille  cherchant à quérir l’informel  donner une certaine dynamique à l’œuvre écrite à partir d’un mystère, une confidence de l’ombre à son invitant qui lui offre l’hospitalité.

Y a-t-il un certain mérite à s’attarder devant de telles œuvres, chiffre, lettre, signe, indétermination des couleurs. Où est l’articulation ? Les chiffres sont-ils une succession d’opérations qui n’ont pas abouties ou est-ce que les lois les plus rudimentaires de l’esprit ont été détruites, bafoués les droits les plus élémentaires, originels de l’homme.

Miro voulait assassiner la peinture, Tàpies est plus encore déterminé à la meurtrir.

Antoni Tàpiès: « L’artiste doit tout inventer, il doit se lancer à corps perdu dans l’inconnu, rejetant tout préjugé y compris l’étude des techniques et l’emploi des matériaux considérés comme traditionnels »

Formes rudimentaires, salissures, lignes épaisses. Celui qui regarde le tableau est un peu perdu, il ne sait pas comment y entrer, il n’y voit rien d’habituel qui lui en permettra la lecture, les formes conventionnelles en sont absente. Pourquoi cette œuvre, à quoi bon si on ne parvient pas à l’apprécier et par quel moyen. Si des éléments du réel y ont été transposés, le rendu en est tout à fait absent. La question qui se pose est : faut-il rendre toujours beau à regarder ce qu’on voit ? Est-ce qu’on rend beau ce que l’on voit ou ce que l’ont ne voit pas ? Etre artiste est-ce une fonction, est-il l’employé dont la tâche est de transposer le réel pensable sur sa toile ?

L’artiste crée une tension formidable entre le spectateur et le tableau. Est-ce que le peintre cherche à dissimuler sa façon de faire, ses manières d’agir sur la matière. Celui qui regarde le tableau est démuni, privé de son plus élémentaire sentiment de plaisir à regarder l’œuvre, il cherche à en être proche mais à chaque fois il en est éloigné.

Nous ne regardons pas ce qui est : soit nous sommes spectateur de la phase imaginaire de la création du tableau en amont de l’acte créateur : les couleurs et les lignes s’animent encore dans l’esprit du peintre avant d’être dirigées et prendre forme sur la surface qui les accueillera,  soit le tableau a été détruit et sommes à la phase postérieure à sa création, son devenir, en aval de la parade nuptial de l’artiste avec sa toile.

Est-ce anti-esthétique ? Aucun chemin sur la toile à parcourir pour nous rassurer de ce que nous savons, de ce que nous sommes pour aller encore de l’avant. Rien que destruction !

Mais ne peut-on pas citer Proust qui disait que « le véritable voyage ce ne serait pas d’aller vers d’autres paysages mais d’avoir d’autres yeux ». Mais que regarde-t-on ? Le beau du réel ou le beau de ce qui est, le beau de l’Un indivisible.

Dans une œuvre d’art on ne peut que montrer, souligner, mettre en évidence quelques aspects de la peinture qui nous fait face. Dans ce contexte là il n’y a aucune parenté de sens avec le verbe démontrer  utilisé  pour analyser, prouver. Ça n’a aucun sens dans l’art.

Je peux dire à l’adresse du spectateur est non pas de l’artiste la citation de P. Valéry : « la définition du beau est facile : c’est ce qui désespère ».

Le mot abstraire veut dire tiré de, extraire de quelque chose, mais de quoi ? De l’expérience, de la mémoire, de l’histoire vécue du peintre ?

Ce tableau n’est-elle pas une erreur ? Mais l’erreur n’est-elle pas corrélative à la vérité ? Par l’erreur on est donc sûr de connaître la vérité ! Alors grâce à cette création mettons nous à l’œuvre pour la chercher.

Le tableau est-il un spéculum, un miroir qui reflète la réalité ? La réalité de ce qui est pensable intellectuellement est le domaine de la science et non pas de l’art.

Mais que cherche-t-on finalement, le spectateur est en quête de quoi, une empreinte visible, déchiffrable, figurable ? Oh ! Ciel le signe scabreux de notre temps présent qui frise assistanat et imbécillité!!!!

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 08:45

 

"Ces photographies montrent des interactions entre mes mains, des livres s’ouvrant sur des photos de paysages et des éléments tierces variables. Par des gestes simples, Laila Mestari créée des espaces ambigus où s’enchevêtrent les références à l’histoire de l’image, aux espaces livresques et à la complexité incarnée du présent. Le projet aborde le rapport à la fois mystique et marchand entre l’humain et la nature et questionne l’hétérogénéité chaotique du sentiment d’appartenance au territoire. Le paysage, le corps et le livre sont considérés comme trois différents espaces où s’accumulent les idées qui façonnent l’héritage culturel. Ces éléments et leur bagage sont déconstruits par la caméra puis intégrés à de nouveaux contextes où le remaniement des récits historiques est permis comme jeu."

 

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:51
Nature morte avec fruit et homard et quelques réflexions….

Nature morte avec fruit et homard et quelques réflexions….

Jan Davidsz De Heem, vers 1646 – 1649

J’aime la nature morte. Sa vitalité est chargée de significations, elle raconte suffisamment de choses sur les êtres humains et va même jusqu’à trahir leurs états d’âmes.

L’ennui à la regarder attentivement vient peut être de la précipitation que nous inculque les temps moderne. Zapper nous rend inattentif à ce qui mérite plus de rigueur de notre part. La technologie nous a rendu morne et triste et de notre désir réel de s’arrêter ne serait-ce qu’un instant pour nous mettre à l’épreuve du pouvoir d’aimer, n’en demeure que des pulsions c'est-à-dire en fin de compte une exigence de travail au service de l’optimisation de la production. C’est à nous demander si nous sommes toujours vivants !

Dans un article précédent, j’ai largement commenté deux tableaux de même nature celui de Paul Cézanne et Van Dijick, deux manières différentes de regarder un même monde celui de l’humain.

Ce tableau m’interpelle plus particulièrement pour la précarité qu’il met en évidence et l’hypocrisie criante de l’humain. En effet la manière avec laquelle les fruits sont disposés sur la table nous suggère que l’assurance de l’équilibre est révocable, un seul geste pourrait compromettre tout ce que l’on a cru si bien construire, aussi haut que l’on soit perché, personne n’est à l’abri des revers des temps. Nous y regardons donc à la fois une opulence une richesse mais aussi les prémices annonciatrices d’un éventuel effondrement d’un monde, la perte et la pauvreté. Cette mise en valeur est beaucoup plus présente chez Jan Davidsz De Heem que Van Dijick.

Pour ce qui est de l’hypocrisie nous n’avons qu’à porter notre regard à droite au bas du tableau pour relever que la nappe ne couvre pas la totalité de la table et dévoile ainsi la simplicité du support. N’est-ce pas donc que tout ce qui dévoie l’humilité n’est que fioriture ? A qui pourrait profiter la parure de la vérité ?

La parure de la vérité !! Voilà une étrange expression qui voudrait simplement dire comment mettre un cataplasme ou marmelade si vous voulez sur une douleur naturelle.

Lisez s’il vous plait « 1984 » le livre prophétique de George Orwell, regarder « l’Aveu » de Costa-Gaveras, dévorez « Les raisins de la colère » de John Steinbeck, vous verrez alors que même dans la nudité la plus totale l’homme demeure un grand Artiste parce qu’il est le fils du grand architecte qu’est l’Univers.

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Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Recherche

Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

des mots en image

D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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