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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 11:13

Dans un pli où la vie s’acharne à exister, une contenance traverse les rues par le cérémonial ancien du salamalec. Drapée dans le lierre, elle arpente les boyaux des chemins fatigués aux murs impies étranglés par l’obscurité, là où vacillent les ombres hantées par la peau au goût de sel. Le cœur larmoyant de sang sur la terre aimée, hier est aujourd’hui un fini commencement de promesses, de mémoires délestées de leurs éraflures inapaisées.


Je lui ai menti, alors il est parti empruntant les escaliers sculptés dans la  falaise, à l’ombre d’un parfum de menthe et d’absinthe. Mon père  est dans les champs abruti par le miel chaud du soleil, ses veines sont nouées dans les écorces des oliviers, dis lui que les chemins bâtis par mon pays aucun ne m’a conduit chez moi, les demeures édifiées par les hommes aucune ne m’a vraiment abrité, seul peut être les impétueux embruns de l’océan  enrobent les indices annonciateurs de  ma liberté. Ma mère est derrière les haies de nopal, elle guette la piété sauvage, là où le ciel se mélange à la mer où les sarcophages se vident et s’emplissent d’espoir. L'attente creuse l’hiver dans son cœur,  ses mains sont gercées de pain et de sel. Demain quand la terre aura lâcher son dernier soupir  un commis de l’état frappera à sa porte un bol de cendre à la main, enduits tes lèvres absoutes de sourires, ton fils est dans l’incessant bruit des mers.


Je suis né de cette liqueur séminale qui remplie les entrailles des êtres assoiffés de langage annulé pour couvrir la cannelle des mythes, raie dorsale des corps azurés, de feuilles de pierres et d'épines. Suis-je d'une différence insolite m'a-t-il dit, pour que ces  regards s'accrochent sur chaque mouvement de ma vie, pour que ces yeux se suspendent à mon caddy, à la mousse de bière quand elle couvre mon duvet.  Puis des croisement sur les trottoirs, reprise insignifiante des phrases de politesse, reste  des mots pour le lendemain pour à qui mentirait le plus, rien  enfin n'est définitif,  des corps que des corps déambulant dans la réserve des homosapiens assaillant du regard leurs congénères débitant des prévenances hypocrites, remontant la mèche pour attiser leur moelle épinière, trou d'évacuation d'une misérable nature.


Il m'a dit qu'il était en quête de la paix pour  contempler le cadastre des âmes depuis le récif de sa solitude que la soie des vents n’arrive plus à adoucir. Laissez-moi à l'abri de cette giboulée  souffrante d’épidermes désappris qui n'a d'égard que pour les escarres froides des identités aveugles, reprenez vos scripts administrateurs des visages égarés dans le cortège zodiacale, puis abandonner moi sur les margelles asexuées des secondes.


Pourquoi écrits tu ces mots en ces jours réversibles à l’insu des temps  en travers de l’éternel ? Pourquoi as-tu laissé le monde entré en effraction dans mon esprit, ai-je trop vécu dans cette ville ?


Maintenant je pars. Il ne cesse de partir. Je ne suis pas coupable, je retire les clous de mes paumes les épines de mon front,  je descends de la croix, ma plante touche la terre, trop de sang. Dans mes veines de sable coule la rage de Vésuve couvrant de lave brûlante les sicaires de l’altérité, de la diversité, je ne m’assiérai plus sur la chaise de l’aveu j’ai suffisamment gerbé cette merde cette pituite jaune, je désapprendrai les règles de l’ego cette ombre fantôme utile pour le renoncement au présent, tout ce que j’ai appris est faux, qui es-tu ? Où vas-tu ? Je prend le chemin du retour vers l’Univers mon seul créateur, met ma foi dans le Vide unificateur des essences invariantes des choses, cesse mon adoration pour le Plein, désempli ma boite osseuse du manège de rosaces en billet vert, en or noir, en sauveur de baleine. Ceci est ma véritable connaissance car infondée, dépeuplée, je quitterai volontiers ce monde où le glouglou de l'évier et la chasse des fosses d'aisance ont plus d'écho que les mots d'amour et de vérité.

 

Une crise il m'a dit, oui tous les hommes en sont atteints parait-il, c'est le seul moment de leur vie au cours duquel la raison ne leur fausse pas compagnie. Ils entrent dans une sorte de convalescence morale, un genre de rituel qui les initie au passage de la mort à la résurrection. Alors ils s'arrêtent de se débattre comme des fous dans leurs camisoles de force et partent en haut de la colline surplombant la terre d'Antée pour assister ,en dépit de leurs souffrances, à la débâcle de leurs idéaux , à tout ce à quoi ils ont cru pendant un demi siècle. Un lâcher prise formidable s'emparent d'eux , plus que ne pourrait supporter un dieu, pour les aider à laisser mourir leurs meilleurs pensées et dont l'issue n'en est pas moins douloureuse car ils finissent par croire à l'évidence de leurs solitudes et à la certitude de l'absence d'une quelconque ordalie, ils sont finalement seuls responsables de leurs actes.


Ce sont alors des hommes libres que tu vois dévaler sur le flanc de la colline, heureux d'avoir accepter que tout ce qui "est" est pour eux mais pas à eux, heureux d'avoir étendu leurs champ de conscience aux  confins de la vie, aux frontières de la mort.

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:38


 

Communiqué de presse

tarab tanger

Festival des musiques traditionnelles du monde

 

Tanger, 17-21 Juin 2009

 

Fruit d’une collaboration soutenue entre l’Association Confluences Musicales et la Wilaya de la Région de Tanger-Tétouan, et de l’implication de nombreux sponsors et partenaires nationaux et internationaux, la première édition de "tarab tanger, festival des musiques traditionnelles du monde" est organisée du 17 au 21 juin 2009, dans la capitale du Détroit.

Placée sous le thème "La Méditerranée, creuset de civilisations", cette manifestation revêt une signification particulière. Elle œuvre à la réminiscence d’un patrimoine musical en péril en redonnant toute sa splendeur à ce legs, en s’inscrivant dans la dimension multiculturelle de Tanger, carrefour des cultures et des civilisations, transcendant les frontières et rassemblant ses visiteurs autour de la bannière de la musique.

Fidèle à sa réputation de terre de rencontre et d’espace d’accueil et de création culturelle sous ses différentes formes, Tanger invite; cette année, les expressions musicales de la Méditerranée à l’échange et à la créativité. Du 17 au 21 juin 2009, des artistes, issus du Sud et du Nord de la Méditerranée feront vibrer les murs et l’âme de la Cité dans une communion totale entre musiciens, habitants et invités. 

Le Festival présente un programme étoffé, qui puise dans la diversité du répertoire des cultures de la Méditerranée. D'éminents chercheurs, Laurent Aubert (Suisse), Mahmoud Guettat (Tunisie) et Younès Chami (Maroc) introduiront la thématique du "Rôle des musiques traditionnelles dans la société moderne". De nombreux groupes se produiront à cette occasion dans cette cité chargée d’histoire et de symboles et tout indiquée pour abriter les artistes de la Mare Nostrum : Ensemble Salim Fergani (Algérie), Ensemble Eliseo Parra, Tambores de Aragón/Kataplán et Grallers de l'ESMUC (Espagne), Ensemble Regain & Sylvie Berger (France), Ensemble Thalassa (Italie), Confrérie Mawlawiyya d’Istanbul et de Konya et Savas Ozkok (Turquie), Groupes Dar Gnawa, Tbel et Ghayta, Bajloud , Hadra de Chefchaouen (Maroc) ainsi que des artistes marocains de renom, à l’instar de Saïd Chraïbi. Par ailleurs, un hommage sera rendu à quelques uns des piliers de la musique traditionnelle dans les domaines de la théorie et de la pratique musicales.

Cette manifestation compte sur la présence d'invités de marque et s’ouvre sur la ville en programmant des interventions dans différents lieux emblématiques de sa médina comme le Musée de la Kasbah et Borj l-Hajoui. Des animations de rues ciblent des espaces populaires tels la Place du 9 avril, la rue des Siaghin, Souk Eddakhel et  Place Al-Massira.

 

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Borj l-Hajoui,  1, angle rue Kaa-Dar Dbagh., médina de  Tanger

Téléfax: (+212) 539334520/ Tél : (+212) 661082461/ 661040773

E.mail : info@ confluencesmusicales.org

http://www.tarabtanger.org

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 10:15

Pourquoi tu mens engeance incrédule ! Je t’ai à l’œil baroudeur pédant, larbin, bigote qui mange dans les gargotes, tu attends comme un bandit de grand chemin avide de faire des siennes, sors des vents vient ici faire foule avec tes semblables, vulgate apocryphe de la création, tu étends sur le ciel le tarot pour dessiller tes arcades nimbées de craintes, tu n’as pas encore compris que la croûte terrestre se pourlèche de tes os, sais-tu au moins pourquoi elle est plus épaisse que tes espoirs ?

 

Écoute consommateur de codes barres, inanité perchée sur un nid d’aigle, tu n’es que  lubie du colosse locataire du ciel,

 

Marche un peu bonobo pour vaincre la pesanteur c’est ainsi d’ailleurs que tu as gagné ta verticalité immanente, laisse l’anse des rivages suspendre ton regard sur l’insensé horizon peut être alors qu’entre deux instants inerte il te chamarrera de promesses pour te faire oublier le cri des foules écrasées par la faim, le pain sans beurre, le thé froid, le sourire muet flottant sur une mer glauque. Couardise.

 

Mais peut être aussi que dans cette tragédie irréversible inodore tu recouvreras ton équanimité pour aller rejoindre les ambiances qui se nouent dans les venelles, écouter les murmures invisibles, les bruissements des ombres éclaboussées, soufflées par une main froide pétrie dans l’indifférence, visage démoniaque des cœurs aveugles.

 

Ton enseignement n’est toutefois pas achevé car au bout du chemin à l’encoignure d’un monument érigé à la mémoire d’une ville, tu remarqueras une créature agenouillée, les cheveux noir fourbis cachant une érubescence de vie, la main de Fatma autour d’un cou gracile, les paumes jointes devant une flamme encensée par le rythme de ta culpabilité, à ton approche quand tu franchiras  le cercle de ses pensées , sans savoir si tu es homme ou femme, elle te tendra une musette remplie de khôl pour attendrir l’acuité de ton regard, c’est alors que tu entendras des voix mêlées, bigarrées un mélange d’arabe d’espagnol et d’hébreu sortant d’un recueillement endolori par le souvenir, tais-toi alors, prends sa main elle a vécu dans la familiarité quotidienne de ces âmes emmurées, dans leur détresse ils résonneront dans ta chair pour franchir l’invisible, donner contenance à leurs esprits, échapper au châtiment de l’oubli, aux calligraphies immobiles, défaire cette trame lourde et dense par l’inflexion des hommes pour aller qui vers la rade qui vers les cultes qui vers les donjons des remparts, tu verras alors passer les saints les fous les mystiques les pauvres les saltimbanques les riches les pitres, ils s’entrelaceront comme des volutes, ils s’appelleront comme jadis, Mohamed, Jean, Josèphe, Aïcha, Isabelle, Bengio, Nohain. Demande à la créature, si elle le consent, de te raconter l’histoire de ces vies multiples délacées, autrefois des langues entremêlées vivant dans le ventre des vents azurés essaimant une amitié tolérante à ceux qui en voulait. Mais peut être que tu es encore immature, tu préfères aller dans une fosse lubrique encore plus profonde que le furoncle qui s’étend sur cette ville, là tu vas échancrer tes pustules, laisser couler leurs vomissures dans les plis de tes regrets, épancher ta couardise dans les bouteilles pansues d’alcool et quand les dernières lumières de ton esprit serons enrobées de vapeurs fumigènes tu iras te moucher dans les seins plantureux des libertines.

 

A suivre.....
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 11:58

Au sommet de l’Afrique, Tanger se repose. Et moi, assis au pied de sa nécropole, je regarde la mer, ce géant bleu qui donne de l’espoir aux uns et se referme sur les autres.

 

Au loin, j’entends le ronronnement d’un petit bateau de pêche qui s’éloigne vers le large. La moisson du vent, emplie de sel et de l’odeur des algues, détend mon corps, les cris des mouettes rieuses qui maculent le ciel de leurs blancheurs et les cornes de brume des bateaux qui rentrent au port finissent par alourdir mes paupières et rappeler mon regard perdu entre les montagnes ibériques et le rocher de Gibraltar.

 

Au Boulevard pasteur les passereaux chantent l’automne et se détachent des arbres pour aller danser ensemble dans le ciel puis, comme une poignée de graines éparpillées à la volée dans un champ, ils se séparent. Bientôt ils migreront vers des contrées tempérées de l’Afrique. Ils reviendront au printemps. Je les attendrai.

 

Demain j’irai à la montagne pour voir les eucalyptus, ces arbres altiers et cendrés comme mes cigares, originaires de l’Océanie et de la Tasmanie. De leurs fleurs, une touffe plumeuse de couleur soleil d’arômes camphrés et citronnés, naîtra entre juin et septembre le fruit de l’Eucalyptus. Je l’attendrai.

 

À mon retour, je regarderai la terre qui a déjà accueilli des êtres chers trépassés. C’est ici que je les rejoindrai. Mais pas encore.

 

C’est pour ces choses peut-être infimes mais magiques à la fois que j’ai décidé de partir en faisant le choix de rester.

 

Tanger, mars 2007

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 12:09
MARK ROTHKO -Sans titre-1957-huile sur toile-143 x 138 cm-Collection particulière
 

Mille voix assemblées dans une page refusant la bonne logique d’un récit bien conduit se transforment en mots assignés à résidence pour avoir outragé le bel écrit : 

Gardien ! Ouvrez cette marge ! 

- Alors monsieur l’écrivain ou plutôt devrais-je vous appeler géomancien, vous refusez toujours d’écrire en tenons et mortaises. 

- Je ne suis pas bâtisseur ni marchand de mots monsieur. 

- Mais je vois bien, des lettres conduites aux revers des pupilles par une plume folâtre caverneuse seule et esseulée, une stalactite suspendue aux plafonds des temps, une pointe tapie dans la doublure des oripeaux qui à mesure que  les vapeurs d’encre se condensent en resurgit  un geste incisif pour éventrer nos impératifs au bon usage de notre langue et déboîter notre style. 

- Sans vouloir vous offenser monsieur  vous confondez style et écho multiple, rouage de l’écriture et création littéraire, je fuis les enclaves sclérosées par le semblable, aux chaînes et aux enchaînements je préfère de loin le déchaînement de l’écrivain sur sa page blanche, je vous avouerai bien que c’est en m’exposant aux limites de la langue que je compte donner le meilleur de moi-même, la page est bordée de précipice. 

- C’est ça, on a affaire à un funambule sans ombrelle. Si vous continuez, vos mots seront ceux de la rupture, du déracinement, à la lisière d’une autre langue tarie en dessous même des tombes et de là, exilé en symbole traître sur une surface abyssale, je me ferai un plaisir d’écouter le crépitement de ton linceul, comment osez-vous outrager de cette manière nos règles courantes ! Si vous persistez c’est vous qui quitterai bientôt cette page à fond la cale la langue aux fers. 

- Parfois je me dis que peut être c’est vous qui avez raison, les gens ramassaient les graines et moi je m’attardais à observer la trace de la faux sur l’épi, une entaille perdue entre la parole et le silence, j’ai chaulé les pierres pour retrouver mon chemin, ça ne m’a servi à rien, tous les chemins parcourus se retrouvent maintenant unis dans une seule et unique trace, je ne pense plus au passé, je n’ai que le souvenir de mes années à venir, mon seul ami est un monticule de sable je vais donc souvent à la plage, je m’assois à son côté, ensemble on regarde la mer, l’écrêtement des vagues par le vent, le commérage des lames, l’eau qui se couche paisiblement sur le rivage, le battement tendre des ailes nuptiales, l’immobilité apparente des hommes sur les grandes étendues de sable troquant leurs certitudes contre la noblesse du vide sidérale, il me dit que le monde est infini et je le crois, ce n’est pas un idiot boursouflé par son savoir. À présent ma seule espérance est que cette teinte obscure qui enrobe la pointe de mon roseau arrive à rassasier cette blancheur dévorante, blême feuille post mortem. 

- Alors faite monsieur ! Toutefois l’immédiateté de vos pensées me consterne un peu, je me départirai bien de ma rigueur pour démêler l’écheveau de vos réflexions mais où est la source où est l’embouchure ! je ne vois qu’un agrégat intime d’oxymoron peuplant une ombre tranchante qui ne prend pas corps avec son milieu, vous êtes un homme cru ne m’obliger pas à vous faire une prescription de sens pour l’existence, débarrassez-vous de cette obsession du présent il est insignifiant fade et sans consistance, ce n’est que fétu de paille soulevé par le vent, suffit les ornières satanique du quotidien qui nous creusent la chair. 

- Étrangement je constate que vos paroles ne sont pas radicalement opposées aux miennes, vous comprendrez j’espère ma forte aversion pour la rigueur aux éclats d’acier, aussi m’est-il venu l’idée… 

- Venez-en au fait 

- Écrivons ensemble dans une chaude rigueur, joignons nos mots et au fil de mûrissement de nos idées chacun peut se révéler autre ce qui l’a toujours pensé de lui-même, après tout nous sommes que deux nœud sur un même liseré de sel, tentons le défi !

- Chaude rigueur, deux erses sur un liseré de sel ! Hum...

 

 

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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 11:12

Je reviens sur cette vitole car il n'est pas souvent possible de trouver un Magnum 46 ceint de deux bagues. Cet ornement est réservé à ma connaissance au H Upann 50 un format "Canonãzo":

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 21:56


Le port de Tanger vu de l'hôtel Continental
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 11:00


Voix maigre, putrescible,

Langue improbable,

Regards languis sur les murs avachis par l’histoire,

Pleurs nécrosés sur la mer,

Econduis par une avanie sincère,

Morts convalescents plume à la main,

Vent polyglotte, haleines croisées,

Non voyant à tâtons cherchant le relief des plaies,

Errance agglutinée autour de nuages en parade,

La mort choisie, la vie subie.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 16:23


La lumière blanche est là, elle me rappelle mes dents à vingt ans quand je mordais à plein dents dans la vie. Je la regarde pendant de longs moments, elle n’est pas fugitive, semble échapper aux séquences qui organisent ma quotidienneté, elle  m’agasse et m’angoisse. Mon temps passe, elle reste inébranlable, il semble que rien ne se passe pourtant quelque chose de réel, de vrai est là mais demeure  inénarrable. J’ai peur, je regarde son jeu qui arrache de la pénombre les meubles qui perdaient de leurs contours, va au trot sur les murs pour faire la répartie des ombres, ses naseaux vaporeux refroidissent la chaleur de ma théière, ma pupille transpire et se contracte car elle sait que la réalité est proche et va exploser dans sa nudité la plus totale brutale en laissant une brèche béante d’où tout mon être passera, sans retour sans concessions. Je suis las, elle est là, assise sur le bord d'un lit à baldaquin, son apparat blanc trahi les cambrures de son corps, les fils en pépite d'or et d'émeraude réverbèrent la lumière, fragmente mon regard, recompose ma mémoire perdue dans cette vaste pièce. J'attends cette promesse infinie qui ne peut venir que de l'artiste dont les gestes curvilignes s'évanouissent puis s'éveillent sur les frises arabesques. Son regard suspens mon corps, allège mon appui sur le sol pour ne pas réveiller les caprices de mon corps fait de sang et de pain, épris d’odeur et de parfum, portant l’estampille du vivant amoureux de l’éphémère. J’espérais la voir nouer ses cheveux pour découvrir le creux de ses aisselles et offrir à mon regard le rehaussement de ses seins mais en vain. Elle est propre, limpide, empreint de noblesse et moi de salacité et d’arrogance. Elle est présente et moi égaré dans ma chair soustrait à l'instant par mes absences éthylique desquelles je n’en reviens  que sur la monture des vents pour aller déposer sur les pages nubiles mes états d’âmes nacrés de visages désertés par le sourire, le front vaste et plissé tel de lourds rideaux noir qui  m’empêchent à chaque aurore  de me réveiller un peu plutôt que dieu. Non, je ne tenterai pas de lui reprendre le sceptre qu'il m'a subtilisé, faisant de lui un Être   imputrescible et moi une argile vivante, il me suffit de savoir seulement que sans le doute des hommes il n'aurait été qu'une brebis égarée.

Mais aussi dissident que je puisse paraître une assurance fragile me guettait, je me sentais en effet jeté dans l’existence, j’ai beau être quinquagénaire mais au fond je ne suis qu’un itinérant immobile à la recherche d’un secret encore plus profond que l’existence. Cette quête me sera-t-elle concluante alors que je suis tenu en laisse par le devoir d’être, l’obligation de devenir ? Pourrais-je un jour chasser le vent de l’outre pour y mettre un peu de vie ?  

Je me mis à marcher de long en large dans la pièce, les damiers réguliers et polychromés des murs essayaient de contenir mes ruminations mais je n’avais d’yeux que pour cette lumière. Mais que faisait une lumière sans estomac sur mon territoire ? Elle cherchait peut être ma foi alors que je n’ai que des tripes ! J’avais envie de la déloger de mon domaine, de lui dire que j’étais un aveugle qui a des illusions, un être qui ne reprend confiance en lui-même et ne recompose tous les éléments disparates de sa vie que dans les plus profond des gouffres.

Je continuais à soliloquer, la tête penchée par le poids de mes pensées qui ne cessaient de copuler et bourdonner comme des mouches assaillantes, je voulais passer une bonne colère à cette lueur qui semblait manifestement insensible à ce que je pouvais ressentir et ne prétendait à l’évidence qu’à sécher ma glaise et faire de moi un objet de poterie prêt à recevoir l’écriture floral des peintres.

C’est alors qu’une fureur noire m’empoigna encore plus obscure que les flancs des volcans puis j’ai rugi le cigare à la main  : « Moi, Michaël, nait entre les remparts de Tanger, fils d’Ismaël l’instituteur, petit fils d’Adam vendeur de bijoux de fantaisie donr le front a été marqué par les tapis des mosquées, mes aïeux ont traversé les plaines arides brulées  par le soleil d’Arabie et n’ont étanchés leurs soif que dans les jardins des Hespérides où ils se sont établis, je suis venu au monde dans des mains plus blanches que les écumes des vagues de la méditerranée, et ne me suis acquitté de mon prépuce qu’au plus distingué des barbiers »

 
Regarde me dit-elle

Tu es blanche, diffuse, chaude et rapide répondis-je

Non ce sont mes qualités premières que tu observes

La nuit bientôt sera là

Erreur encore ce n’est que le mouvement de ta guérite mais moi je suis là 

Qui es-tu sinon une substance douée de propriété

Il n’y a je constate finalement que les formes et la matière qui t’intéressent.

Qui es-tu alors, que me veux-tu

Je suis c’est tout. Ecoute je t’apporte un message, je suis le maintenant-avant, le maintenant-après, je suis l’évènement que tu n’as jamais savouré et caressé de ta vie tellement tu es porté par tes attentes, je suis l’instant le présent infini indivisible.

Mais le temps n’est il pas une succession d’instant !

Non un tout n’est pas l’ensemble des parties ! Un n’est pas dix mille chose disait Lao-Tseu. Ecoute il y a un moment je t’entendais dire « il semble que rien ne se passe pourtant quelque chose de réel, de vrai est là mais demeure  inénarrable » ce « quelque chose » c’est l'instant.

Mais l'instant est impalpable, c'est du vide, absence, absence d’objet !

Non! le vide donne naissance aux objets. N’as-tu pas besoin du silence pour écouter de la musique, n’as-tu pas besoin d’espace pour créer ton habitacle. Regarde le hall de ta maison il y a un peu d’espace vide combien de chose tu pourras y mettre ? Le vide offre des potentialités infinies. Et maintenant commence par faire le vide dans ta tête et chasser le bruit incessant de tes pensés qui te martyrisent et t’empêchent de vivre l’instant, ici et maintenant.
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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 14:15
















Holy Smoke de Guillermo Cabrera Infante livre acheté à la librairie des Colonnes de Tanger est une belle histoire réelle et romancée de l'auteur, une lecture autobiographique, une fresque parfois en noir et blanc qui justifie le goût de Guillermo Cabrera pour les vieux films. D'ailleurs, il répondit à un de ses amis qui voulait savoir pourquoi il affectionnait les vieux films, que ceux qui oublient les films sont condamnés à voir des remakes.

Guillermo Cabrera est né à Gibara, ville de Cuba où Rodriguo de Jerez découvrit pour la première fois en 1492 le tabac et qu'après Luis Torres introduisit en Europe. L'auteur construit à sa façon son histoire en passant par Christophe Colombe jusqu'aux anectodes sur Zino Davidoff. Au fil du récit le lecteur, guidé par la plume de l'auteur, visite les champs de culture du cigare, sa fabrication et les lieux réservés à sa célébration et au passage fait connaissance des personnages cultes qui ont mystifié le havane.

Le livre commence par les propos du docteur Pretorius dans le film La fiancée de Frankenstein où il offre un cigare au monstre et lui dit:"Un bon cigare est une femme et une femme est fumée". Cette séquence  du roman n'est peut être pas innocente car elle rappelle la rencontre de Guillermo Cabrera avec le leader maximo Fidel Castro dans une chambre d'hôtel où ce dernier confisque les cigares de l'auteur pour les décapiter.

Tout le long de la lecture le savoir personnel et encyclopédique de l'auteur s'impose à nous et découvrons sa comparaison du cigare aux films car le havane fait réellement rêver et l'écrivain le dit dans la première parution du livre en anglais "Smoke gets in your eyes".


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Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Recherche

Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

des mots en image

D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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