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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 08:16

les-trois-cultes2.jpg

 Les lèvres trempées dans un breuvage interdit, j’écoutais patiemment un ami. Il avait la mine longue sans pour autant être triste. Il était mon vis-à-vis sur cette table de restaurant, son visage détaché avait les traits d’un voyageur qui n’a jamais ouvert sa valise, une vague qu’on attendait mais qui ne venait jamais. Pourtant ses mots racontaient la tolérance cultuelle dont se prévalait notre citée, l’expérience vécu par ses citoyens dans un espace qui ne s’agençait pas en voisinage duel : musulman-chrétien, musulman-juif ou juif-chrétien. Nous étions une seule famille comme trois bûches allumant le feu sous un même chaudron, loin des oppositions actuelles, des couleurs contrastées, des constructions mentales fictives et hachées qui ont finalement aboutis à éveiller la méfiance et la peur de l’autre. Et, pour bien m’arrimer à ses pensées, il m’invita à prendre un itinéraire, d'abord une avenue dans notre ville, Sidi Bouabid, puis celle de Siaghine en passant par la place du 9 Avril et finalement rue de la Synagogue. Le long de ces chemins, continuait-il, je pouvais voir les édifices de chacun de ces cultes comme les vestiges d’une amitié qui était peut-être perdue et que la sottise humaine a eu la blessante préférence de disjoindre les gens que de les distinguer.
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 21:30
Porte-Sidi-Ali-Ben-Hamdouche2-copie-9.jpg 

Ce jour là c’était un vendredi. Les empreintes d’une mémoire jadis en argile fraîche balbutiaient encore sur mes lèvres les moments de vie à la médina. Mes yeux emplis sans le vouloir du visible ordinaire, devenaient soudain perméables à la beauté de ces lieux. L’humidité des sentiers passait au travers de mes souliers pour alléger mes pas, mon regard était fixé sur ces murs fatigués par tant d’histoire et sur ces maisons tellement proches l’une de l’autre que le soleil a finit par les répudiées.   

 

Mais il était un peu tard, le muezzin annonçait déjà la prière du crépuscule et Tanger s’apprêtait à nous dévoiler ses yeux de jais. Les ruelles n’étaient pas encore silencieuses et la lumière somnolente des réverbères à peine éclairait les hommes et femmes qui s’affairaient à leurs derniers besoins quotidiens.

 

Je m’apprêtais moi aussi à prendre congé de la médina et m’étais engager dans la rue Gzenaya lorsque une musique cadencé et ancestrale m’attira vers l’alcôve des chants. Je me suis approché alors d’un pas léger vers cette porte déjà ouverte ornée de gros clous et d’un heurtoir en anneau de fer, elle était d’un vert éclatant qui cachait mal les fêlures du temps et la vermoulure du bois. Quelques femmes et enfants sérés comme une botte de foin regardaient à l’intérieur de ce qui semblait être un grand patio, où mon attention flottait déjà creusant l’espace pour m’imprégner de l’ambiance des lieux. Ma curiosité de savoir ce que c’était cet endroit fût rapidement assouvie par l’un des rares hommes qui s’y trouvait : j’étais au seuil de la confrérie des hmadchas, une zaouïa dans notre langage courant où les adeptes se prêtent à des animations mystico-religieuse, pratiquent l’ascèse individuelle en chantant des psalmodies selon l’enseignement  du fondateur de la confrérie Sidi Ali Ben Hamdouche. Un saint homme qui vécu au 17ème siècle sous le règne du souverain marocain Moulay Ismail.

 

Le dialecte étrange de la musique et l’odeur chaude de l’encens qui habillait l’atmosphère donnaient la mesure à mes pensées et m’appelaient à tremper dans l’ambiance comme un morceau de pain blanc qui tombe dans un  ragoût. J’ai décidé alors de franchir le seuil pour communier avec ce rituel. Pendant que je descendais les marches d’escaliers, le bruit des ruelles se distançait de moi comme le sifflement d’un train qui s’éloignait, la tiédeur du dedans se substituait doucement à l’air frais du dehors. Puis la dernière marche fût comme le cliquettement d’une clé dans une serrure, J’étais pris dans les remparts d’un temps lointain qui s’apprêtait à disposer de mon devenir, pour y produire le  vécu d’une graine des champs emportée par le vent.

 

Intimidé par ce lieu inhabituel je me mis à traverser, les pieds déchaussés et un peu perdu,  cette natte usée parsemer de femmes voilées.

 

Une place clémente accueillit mon corps affaissé par la densité de l’air, où mon épaule fût à peine éloignée d’un joueur de hautbois assis en tailleur sur une peau de mouton. En musicien averti, il portait déjà à ses lèvres lourdes la languette en roseau de son instrument pour l’humidifier de sa salive et créer de temps à autre, au passage de son souffle, une vibration claire et nasillarde. Ses amis compositeurs chauffaient patiemment sur un brasero la peau d’animal de leurs petits et grands tambourin. Ensemble ils attendaient sous le regard assoupi des visiteurs le signe du maître de cérémonie. L’homme n’avait pas un visage neutre, il était habillé d’une djellaba blanche à rayures jaune, un jaune lunaire qui a éclairé le chemin de ceux qui sont venus jusqu’à la zaouïa, un sentier plein de tourment et de passions perdus. Il embrasait une poignée d’herbe morte et mystérieuse dans son kanoun dont le crépitement prémonitoire annonçait pour bientôt le déchaînement des corps enclavés par l’émotion et la peine.

 

A travers la multitude des présents, des femmes en procession allumaient une bougie puis, mêlant de multiples syllabes aux arômes mystiques de l’air, la déposait au milieu d’une alcôve. Leurs silhouettes s’entrecroisaient sur les murs dont les couleurs arabesques s’efforçaient en vain à éveiller les regards voilés par l’arbitraire et que la raison allait bientôt quitter. D’autres femmes, le visage défait par une épreuve récente de la vie, empoignaient les pates d’une volaille aux plumages noirs, une couleur inconsciente appartenant à l’autre côté du monde plein de pouvoir et d’inconnu.  Elles attendaient la levée d’une tenture  pour entrer dans une pièce où la vie ne revient pas aux offrandes.

 

 A peine avais-je commencé à chercher dans les regards un visage avenant, qu’un roulement de tambourin chauffé par le son nasillard du hautbois fendit le silence comme un éclair lézardant  le ciel. Le claquement sec des doigts sur la peau des tambourins et le souffle des musiciens me rappela avec étrangeté le flanc des montagnes du Rif, les sentiers tracés par le passage des hommes et des muletiers, les couleurs cendrées des eucalyptus, les hivers sans tendresses attisés par les vents. Quand la musique devint plus rythmée, ses vibrations commencèrent à se blottir contre le torse des présents. En tête de bélier elles voulaient faire céder cette étrange forteresse qui gardait les âmes crédules, s’efforçaient à enjamber les esprits pour prendre possession de leurs substances, palpaient les personnes émues dépositaire de leurs mélodie pour déloger, avec un pouvoir enivrant, des recoins cachés et sombres de leurs corps, les djinns qui les auraient peut être habités. Soudain, prise de convulsions spasmodique, une femme poussa un cri strident, d’autres furent arrachés de leurs séant pour aller encensé leur corps au milieu de la zaouïa, leurs cheveux d'ébène prenaient de plus en plus de volume et voltigeaient dans les airs. La mort vécue dans l’âme elles ondulaient  dans l’espace exprimant leur désir triste et sombre de chasser les injures de la vie. Les plus éveillées d’entre elles pénétrèrent dans le plateau pour les aidés à se ressaisir mettant au dessus de leurs hanches des ceintures en tissu blanc. Pendant ce temps, le maître de cérémonie, en connivence avec ses acolytes musiciens, les sens ouverts aux milles frémissements, engageait un périple étudié, son geste était sensuel, son mouvement coloré, et ses paroles incantatoires  bien mesurées. Un lègue de plusieurs années d’expériences qui donne aux partisans de la confrérie l’illusion qu’ils allaient bientôt échappé aux revers des temps.

 

Quand la musique s’arrêtât brusquement, les femmes s’écroulèrent comme si le sang avait gelé  dans leurs veines. Puis, à leurs côtés, les plus proches ce sont agenouillés  pour raffiner leur souffrance et leur malheur.

 


Epilogue

 

Moi  j’étais là, j’observais. Les sensations que j’ai éprouvé alors n’étaient pas angoissante ni assurément agréables et bien que je n’aie aucune notion des principes fondateurs de cette confrérie, je sentais autour de moi un pouvoir dont l’essence était plus étendue que son enseignement et qui disposait les croyants, confinés dans l’ignorance et l’égarement, à transcender leur religion véritable.

Je me suis senti aussi comme cet étranger qui venait d’ailleurs, celui dont l’origine n’était pas si sûre et qui regardait avec tolérance cet événement comme une curiosité culturelle.

Je me demandais quel rapport avais-je avec ces gens alors que nous étions en commun un grand peuple. Je ne crois peut être pas à ce genre de manifestation qui caractérise une frange de notre société mais je me demande, bien que l’abord soit différent, si leurs attitude n’est pas aussi semblable par exemple à celle de ce banquier qui, à côté de sa rigueur et son approche méthodique, consulte en temps de repos son horoscope. Il m’est donc bien évident de dire que chacun de nous croit bien à quelque chose et si par distinction nous cherchons à être dissemblable nous ne pouvons nous empêcher de croire à nos pensées. Y-a-t-il donc plusieurs formes que peut prendre la croyance ? Oui certainement et la mienne n’a jamais dépassé en tous cas la certitude sensible, elle ne tient pas son origine d’une vérité révélée par les textes ni d’un engagement envers une quelconque doctrine, ma croyance vient  d’opinions flottantes et mal assurées qui s’érigent au fur et à mesure de l’expérience en conviction fondée.

 

A chacun sa propre Zaouïa.

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 12:55

Vitole commerciale: Epicure n°1; Vitole de production: Corona gorda.
L:143mm D:18,26mm P:10,90g Cepo:46

Cigare d'une compacité souple bonne tenue en main, cape bien tendue couleur colorado-maduro libérant une odeur caramélisée légèrement épicée.

Cette vitole n'est cependant pas suffisamment complexe, évolue très lentement dans un registre d'arômes épicés, boisés, quelque peu torréfiées et perd les notes caramélisées mis en valeur à cru.

C'est un bon cigare pour s'initier aux modules C.gorda et aux terroirs cubain, de bonne compagnie comme apéritif ou après un repas léger.
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 18:50
Je me suis vêtu de plusieurs parures en espérant que le destin ne me reconnîtrait pas. Mais la vie me lorgnait et je feignais ne pas la voir. Elle avancait avec une élégance troublante vers le "Pas de Tir" comme la crête d'une vague calme qui échouera bientôt sur le rivage.

Je continuais à ignorer ce mouvement de vie qui cherchait à m'enlacer, à me rabattre sur le chemin de mon unicité, soudain je me suis arrêté, mon ombre était si lourde de déguisement qu'elle m'enchaînait, mon âme blessé par les masques que je lui mettais, mon coeur brisé par le manque d'émotion que lui accordais.

J'ai compris brusquement comme un éclair qui vous foudroie que j'abîmais mon chemin vers la liberté en tentant de m'approprier le monde des autres, d'accepter la vérité collective au mépris de ma nature profonde, je flottais au gré des vents dans un système préétablie où le désir de dissimilitude n'avait pas droit au chapire.

Secoué par ce séisme une voix intérieure me dit "De ton âme jaillira la lumière qui révélera à ton coeur la vérité".

C'est ainsi donc que je me suis arrêté et fait face au destin et dit:

Mme la vie je te salue

Alors avec un signe de déférence, elle a décoché sa flèche à mon égard et, en un moment furtif, mon corps fût imprégné d'une certitude mystique me débarrassant de ce que je croyais connaître de moi-même, ouvrant la porte de ma conscience à mes côtés sombres, acceptant le contenu de mes différences, jettant un nouvel ordre dans mon regard et mon existence.
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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 18:47
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 22:22

J'ai vu la parade de la vie.

Elle a affiché le grand luxe de sa cruauté.

Elle a marché l'air hautain défiant avec insolence ma douleur affichée.

Jeune, elle m'avait déja marqué comme L'Homme qui en savait trop.

Son haleine qui ne se reprend pas de son sourire cruel se plaîsant à verser les larmes sur mes joues, enflées comme les seins de ma mère,  a adoucit cependant mes blessures et m'a apprit le script de la métamorphose de la peine en humour.

Sans souffrance aurais je pu embellir cette disposition naturelle à convertir les tourments de l'insolite, l'étonnement anxieux, à prévoir le départ du coup de feu, à transformer l'événement douloureux en humour comme victoire contre les épreuves de la vie?

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 07:15
Je crois que vivre est un sort tragique pour chacun de nous lorsque notre parcours ici bas est auréolé de trop de commencement qui infusent attachement passion et imprudence et peu de conclusion lesquelles, je l'espère, nous consentirons peut-être le bonheur d'anoblir notre âme si ordinaire.

Chaque jour quand je me lève, je suis comme cet arbre qui étend ses branches pour recevoir la douceur de la lumière guettant par delà les hauteurs l'arrivée certaine des nuages qui ombragerons mes rêves les plus chers et mes élans les plus sincères.

Le soir éprouvé par le lot quotidien de joie et de contrariété, mes pensées informulées et secouées par un corps fragile, tombent comme des branches mortes au pied de mes racines enfoncées dans une terre noir et humide et loin du supérficiel.

Mes pensées commencent alors à respirer profondement cette odeur de mucus imprégnée d'arômes floral qui unie petit à petit les fraguements de mon esprit perdu et le libère des événements de la journée diaprées par la critique et le manque de beauté. Alors, comme un marin qui vient de mettre pied sur la terre ferme, enflammé par l'amour, le vin et les mystères de la nuit, mes pensées, apaisées et heureuses d'avoir retrouver leur auteur, s'accrochent aux lianes tréssées par l'espoir et la lumière dorée du soleil qui se lève et coule sur le flanc des montagnes  puis grimpent de nouveau au sommet de l'arbre attendant paisiblement la venue du prochain jour.
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 12:57


Vitole commerciale: Canonazo Vitole de production : Canenazo
L:14,30mm D:1,90mm P:17g Cepo:46

Le module de ce cigare n'est pas très répandu. Il se place entre celui du robusto et du coronna gorda. Donc parfait pour ceux qui ne veulent pas quitter rapidement la table du restaurant!!

La cape, colorado-maduro, est soyeuse, fine et bien tendue.

Tel un sorcier qui cherche à prèdire l'avenir dans les entrailles de la meilleure bête abatue, je regarde la tripe de la vitole, les quelques feuilles qui forment son secret, le geste du torcéadore, je sens déjà les parfums de la terre de l'ombre et de la lumière des champs de tabac.

Le goût est riche, l'arôme boisé et épicé. Le palais ne perd pas sa fraîcheur malgré les notes quelquefois amères et torréfiées.

Très bon cigares.


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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 22:34

Ranger votre théière, le sucre et la menthe ne sont pas toujours fait pour, c'est le moyen âge ça! Penser plutôt à préparer un bon cocktail de mojito c'est bon été comme hiver, il revigore vos papilles, enchante le palais et installe bien votre humeur, (si vous êtes bien sûr du genre éphémère), pour déguster vos meilleures vitoles.

Alors c'est au choix, soit vous vous arranger pour le prendre à l'extérieur dans un bar, question de montrer au voisin du comptoir que vous êtes pro en la matière. Seulement le proprio a déjà coupé à l'eau les contenus et vous risquer donc de terminer votre soirée la tranche dans les paumes, l'argent dans la caisse, et un arrière goût de mojito plumé! soit vous restez chez vous (ca fera plaisir à votre femme) et appliquer la recette suivante:

Dans un verre à forme allongé disons un Tumbler style Havana Club prêt à recevoir les longs drinks, verser 2 cuillères à café de sucre moulu ajoutez-y quelques feuilles de menthe fraiches, 4 ou 5, presser pour écraser les cellules des feuilles afin de libérer l'arôme puis ajouter 3 ou 4 glaçons légèrement pilés ou entier. Une fois cela préparer, verser 1/3 de Havana Club trois ans d'ages ou anejo reserva, 2/3 d'eau gazeuse, un jet de citron pressé et enfin un soupçon d'Angostura. Décorer avec une paille et une brindille de menthe.

Bonne dégustation!

Un mojito porfavor !

 
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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 19:40


Je marche sur la cinquantaine, mes yeux regardent déjà la terre qui commence à se lézarder sous mes pieds aussi bien que les fêlures de mon coeur. Mais je n'ai pas heureusement ce sentiment de déception, car je continue à aimer la vie.

Si mes quarantes six glaçons ont coulés c'est dans la joie de l'ambiance et des meilleurs breuvages qu'ils l'ont fait.

Si mon fromage a fondu, c'est dans la chaleur de mes rapports avec tous les êtres que j'ai côtoyés et les choses que j'ai aimé

Si la lumière se voile peu à peu, c'est pour mieux rêver et donner plus d'attrait à mes futurs projets.

Si je réalise avec gaieté l'incurie de mes rides, c'est parce que j'intériorise mieux et avec subtilité les évènements de la vie, j'examine avec plus de calme les idées nocturnes empréssées à s'acharner sur mes sens rêveurs d'aventures fugaces.

Parfois en revanche, j'ai comme le sentiment d'avoir passer ma vie dans une salle d'attente, l'air absent et inconnu parmi les présents, une tête en résidu dans un corps fuyant.

Roulé donc j'ai été, comme les feuilles de mes cigares, qui m'ont procuré cependant suffisament de plaisir pour mettre des croches pieds et faire perdre l'enthousiasme à mes démons persécuteur.

D'aucuns diront que je suis bien bizarre, comme cet homme qui paie une stripteaseuse pour se rhabiller ou vend des souliers à des cireurs de chaussures, oui et pourquoi pas en fin de compte si mon aspect qui, au gré de mes écrits, échappant à l'entendement de quelques uns,  veille sur mon plaisir et ma satisfaction!
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Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

des mots en image

D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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