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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 14:45

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Je sors pour déjeuner. Je suis seul. Sur mon chemin les hommes, indifférents les uns aux autres. Les voitures passent. Au bout du chemin je m’arrête. Les quidams s’arrêtent aussi. Les têtes ont leurs yeux fixés sur le petit homme rouge qui bloque momentanément le passage à l’autre côté. Vert. Je passe. Ils passent. Ensemble mais chacun est seul. Puis rien. Exister c’est leur genre. La faim, naturelle, chasse le logiciel urbain de ma boîte noir. Il fait un peu froid, je relève le col de ma gabardine, un mélange de brun et de vert domine les couleurs de la ville retenant les confidences de ses murs. C’est triste mais c’est un sentiment que j’ai choisi. Je m’arrête au seuil du resto. Fluide accueil frigorigène, réfrigérateur, chaleur absorbée des aliments exposés en guise de mets proposés. Les hommes sont là. Tout à l’heur ils étaient à l’extérieur comme des grumeaux dans une marmelade, leurs libertés ponctuées par les sémaphores. Maintenant ils sont menés par leur besoin naturel. Moi parmi eux dans cette ambiance physiologique, mais en tout les cas jamais ils n’auraient été là par mon entremise ni moi par la leur. C’est à prendre ou à laisser. Nous sommes là c’est tout. Je m’attable, je passe commande, j’attends mon tour, je surveille mon tour puis je regarde le couteau sur la nappe couleur soleil mourrant, une salière instable en prise avec des serviettes ébouriffées. Entre-temps, pendant que je m’acclimate au melting pot, les soubassements de ma conscience se mettent à l’œuvre marquant les lieux par cette vision discriminatoire qui n’est pas la mienne et ne s’achève qu’après avoir ghettoïsé les noirs, les blancs, les sexes, les origines, les races, les signes distinctifs d’une conviction religieuse et les éventuelles orientations sexuelles. La masse nerveuse dans sa grisaille ne fait pas d’accommodement raisonnable. Soudain un glouglou de robinet me fait penser que je n’étais pas loin des toilettes. Je change alors de place  et me retire un peu plus au fond. Un jour j’ai du supporter malgré moi les jérémiades d’un convive de ces lieux. Il en est sortit le pauvre tout débraillé et cramoisi comme une braise à force de repousser son œuvre fécale. L’arrivé du garçon m’atèle enfin à mon projet. Je dois ‘m’être’ quelque chose dans ma panse, pleine je n’ai plus peur du vide. Après chaque bouchée je relève la tête observant alentour, surveillant le hasard, une explosion de caractère, un chuchotement, un rapprochement de têtes, des seins précis serrées dans leurs corsages, à chaque fois des petites émotions gratifiant la futilité de l’étant, une banalité certaine ressemblant à une mouche démaquillée vrillée dans son instinct. Le ragoût à la viande est bon, la sauce aromatisé me fait oublié mon odeur, c’est une vraie racoleuse cette odeur je l’ai toujours perçu mais jamais connu. L’ambiance est aseptisée, les serveurs dans leurs accoutrements blancs rajoutent encore à ce préau de la bouffe une couleur clinique. Cette atmosphère sans entrain où les râteliers sont à l’oeuvre, finit par m’exacerber et décide alors de  m’essayer à l’ébauche d’une petite discussion avec un client. La situation est kafkaïenne et la bonne méthode à mon avis serait d’appeler le serveur il doit être farci de vérité sur les habitués. C’est  suspect de ma part mais n’empêche. Je lui remettrais un petit papier à l’adresse d’un client qu’il m’aurait conseillé et où j’écrirais : « Cher monsieur, permettez moi de m’adresser à vous, une conversation même anodine en votre compagnie me ferait un grand plaisir. Certes on n’a pas le même passé ni les mêmes épisodes de la vie. Le seul point commun est que depuis que ça a pété au ciel nous sommes une poignée d’argile voyageant dans une même galère. Rassurez vous je ne connais pas le  concierge de votre immeuble, il est repue de votre existence il a même un théorème en votre nom dont il fait chaque soir une démonstration à sa femme….. ».


Je continue à soliloquer comme un fou, un homme sans vis-à-vis et sans parole ne rêve pas, un mot suffit parfois pour que l’existence devienne un rêve - mais que dis-je ! L’existence est un rêve- pour saouler de vin tendre nos mensonges aménageurs subtils de nos différences. Ce silence lapé par les regards indifférents agit en trémor secouant mon esprit, son feu, sa patiente mégère, sa caresse sournoise soutenue par des émotions diverses disait l’essentiel sur les portes de derrière où se cache le chemin d’errance qui s’étire et s’éloigne à chaque battement du cœur.


Le cliquetis des couverts défriche la mièvrerie  moelleuse de mes méninges, l’allure de l’inconnu familièrement étrange imprime une écriture indéchiffrable sur les cimes des regards, il pourrait venir de Saint-Pétersbourg, Abidjan, El Paso, Jeddah ou d’un pâté de maison tout proche, c’est un inconnu donc il vient de loin. Sa prise de la réalité n’est pas la mienne donc il vient de loin. De son par-dessus il se dépouille, une onde élégante frétille au cœur d’une tribu de poussière captive d’un rayon de lumières,  puis s’installe sur sa chaise provisoire. Ses yeux cachés derrière une mine absente perchée sur un dos voûté  semblent fixer nos mains véhémentes à l’œuvre dans le plat soleil empli de ce qu’il a et de ce que je suis. De ce qui nous entoure rien ne semble être cause de ses pensées ni l’enlève à lui-même, il est à l’endroit d’un remâchement circulaire,  comme traversant une steppe, une zone transitoire entre un monde et un désert, inénarrable, sans grotte ni mont, sans l’attente cruelle d’un sauveur pour massacrer des innocents. Je le sent à l’écoute d’un mugissement moléculaire qui emplit ses géminés spongieuses, un aller retour d’un fluide intemporel traçant en gouge cuiller le sillage de l’Homme fils de l’Univers. Le présent est le temps de cette créature, le présent est un temps surnaturel me dis-je.


Le gargouillis de sa pelote de viscère encore tapi  dans son porte monnaie flétrit son regard puis hèle le serveur-infirmier :


-          Oui Monsieur, vous désirez ?

-          S’il vous plaît un poulet kedjenou,

-          Les plats du monde ne sont pas dans la carte Monsieur on ne sert qu’un menu locale,

-          Mais vous devez  bien avoir du poulet fermier  je suppose?

-          Je vous comprends bien Monsieur mais le patron s’est gardé d’en tuer ces derniers temps. Il prétend que le coq fermier est moins prosaïque que le restant des chairs blanches. Au lieu donc de l’agrémenter d’aubergines et de l’attiéké, il est là à se mélanger au vent et au soleil.


La main qui passe alors sur le front de l’homme trahit sa perplexité, il a marché longtemps dans une foule chromatique, enflée par un écho déferlant, tanguant sur la chaleur du bitume, innervée par une sudation rampante …. It’s a man world and it worth nothing….il a fuit pour un moment cette lumière incertaine meurtrie par des nuages lourd et sans bonheur pour aller flotter ne serait ce qu’un instant entre les parois vasculaire du silence, sentir son apesanteur placentaire avant d’être jeter encore une fois dans l’assourdissement des enclos bétonnés.


L’appétit béqueté par l’ego boursouflé d’un coq,  ménagé par un patron qui doit certainement s’amouracher pour le chant d’un grillon champêtre, il commanda un met anonyme, atomisé, servi en tarmac, tapis roulant, sur échelles brisées, croisées en voie ferrée, en trame cutané, mordorée par un sédiment sans âges perdue entre les failles géologique de la minute égarée, sa résurgence magmatique taraude ma chair, ma mort vivante est à l’embout de ma plume.


J’avale ses gestes sans mâcher, mes yeux effeuillent son espace pour arriver jusqu’à lui, une fumerolle éclate sur les décombres de mes lèvres cousues, une parole en trémolos vient tenir ma main pantelante et bistrée pour vaincre mon éloignement à lui puis, en ajustant ma chaise pour cacher mon émotion, je lui dis :


-          Monsieur vous êtes d’ici ?

-          Non, de loin je viens de Yaoundé et vous ?

-          Oh ! Moi d’ici mais je suis toujours ailleurs un homme à hier et à demain …Confusion will be my Epitaphe….

-          Ah ! Je connais bien ce refrain ! Je l’ai souvent fredonné quand je travaillais dans les terres sablonneuses de mon pays.

-          Vous êtes agriculteur ?

-          Pas vraiment, je suis technicien dans les cultures sous serre en particulier les plantations de Tabaco tapado un lieu où la sève arpente patiemment la tige des plantes pour donner  naissance à des feuilles dorées et soyeuses destinées à la cape du havane. Et vous que faite vous dans la vie ?

-          Je suis artiste, je crée des graffitis sur les tôles ondulées abritant les smalas, je colorie aussi la reptation des murs qui naissent au ras des regards, ne laissant qu’une meurtrière pour deviner le monde, au ras des mers et de la terre, pour cadencer le mouvement des foules, enflammer leur ferveur géhenne, sueurs froides, clameurs blanches de pain, le cri des hommes pris au piège d’une meule de pierre cyclopéenne, elle les attends pour écraser leurs derniers grains de vie et se pourlécher de leur miasme.  

-          C’est un monde triste que vous me raconter mon ami. Mais, si vous vous éprenez de la noirceur ou de la joie de l’existence, c’est que vous chérissez le périssable. Est-ce là alors le monde réel que vous voulez vraiment voir ?


Comme un colibri dans son envole je me fige dans ma posture, jeté par les mots sur le pare-brise d’un chauffard qui brûle le feu rouge, frappé par ce visage émacié qui brille par son aspect humain, exprimant la totalité d’une vie, j’écoute, regarde ses joues décharnées, légèrement proéminente, formant une base médiane entre les victuailles de la terre et ceux de l’esprit. J’ai l’impression même qu’il sait que de glaise je suis, et que chaque mot qui choit, se dépose sur mon âme comme les alluvions aux bords d’un fleuve.


Je le prend en gros plan pour l’abstraire de tout, son regard fendu dans le mien puis je ferme les yeux…….. Mon dieu ….. !!!....Il me demande de changer, moi un sismographe carné qui n’a pour habitude que la routine ! Tout le long de ma vie j’ai partagé mon espace dans cette rue impasse, seule artère sans issue de la Voie lactée où le Ra réverbère chaule pourtant mon désir d’y rester. J’ai réduis malgré moi, la complexité  de mes idées à quelque chose qui s’apparente au cadre de vie de la société dans laquelle je vis, pour ne pas heurter mes kif-kif, rabâché mon manuel de la vie quotidienne, légué par les aïeux et parents des grands parents,  remonté chaque matin l’horloge murale, pour que son pendule en cuivre pisseux continu son manège de tic-tac, m’initiant au temps, à la culpabilité.  En somme un apprenant sage du guide de la médiocrité, ce best seller, cette vertu vénérée par les ethnocentriste défenseur de l’identité, qui savent à quoi le normal doit ressembler, et je vous avoue, que nul ne sait danser la Saint-guy aussi bien que cette portion de chair humaine.


La prétention de changer ! Ha ! Ha ! Moi menacer mes congénères de mes aspérités à la différence et à la diversité ! Ah non ! Pas ça ! Je préfère garder mes galons de collabo……Life is bigger than you and me….. that’s me in the corner….. losing my religion….

 

Je retrousse mes lèvres, manière de donner corps à cet intermède venu bien à propos, car je m’en veux déjà d’avoir eu cette vilaine curiosité, cette chiante nature qu’est la mienne de vouloir à chaque fois me rapprocher des autres. Me voilà maintenant réceptacle potentiel du changement, une toile vierge attendant le crime du peintre, son orgasme aux couleurs primaire chargé de signe, comme une fresque contemporaine.


Ah ! Du grabuge, la table d’à côté, je tends l’oreille, un homme, une femme :


-          d’où il vient ?

-          comme tout le monde,

-          qu’est ce qu’il veut ?

-          ce qu’il est,

-          il faut savoir !

-          je crains qu’il faille attendre,

-          je savais,

-          tout le monde sait,

-          c’est ainsi les gens ?

-          oui,

-          j’exige… !

-          la paix !

-          ainsi donc ! alors c’est ton cartable qui passera !


A suivre.....

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 19:49
Cohiba-Maduro.JPG

Galeras : Génios Longueur : 14.00 Format : Cañonazo Cepo : 52 Poids : 15.00


Le regard trouve un réel plaisir à arpenter cette feuille soyeuse et boisée qui enveloppe ce cigare. Elle a demeuré longtemps dans la maison du tabac avant de choir entre les mains du maître cigarier  pour la métamorphoser en une cape qui charmera l’odorat et le palais.

La fragrance animale donne une présence hurlante à cette vitole, son aspect et son corps bien construit ne laisse aucun doute ! Les résultas attendus seront livrées. La fumée est ample, une bonne longueur en bouche, la cendre est ferme, solidaire témoignant de l’ordre précis des feuilles qui permet une combustion uniforme du cigare. Au deuxième tiers un arôme de bois précieux et de cacao vient enrobé une puissance inattendue qui alternera avec une note torréfiée. Une pointe de linéarité est quand même décelée dans ce module sans toutefois gâcher le plaisir de voir évoluer ses agréables volutes.

Le seul malus à ce Maduro génios c’est son prix 230dh soit l’équivalent de 21Euro.

Aussi, moi qui suis un peu fou, je pense qu’il manque de démence, un peu raisonnable, je le garderai volontiers pour les sorties au resto un peu chic un peu people.

Bonne dégustation.


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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 08:59
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Un excellent documentaire sur le cigare à voir et revoir sans modération!!!
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 11:13

Dans un pli où la vie s’acharne à exister, une contenance traverse les rues par le cérémonial ancien du salamalec. Drapée dans le lierre, elle arpente les boyaux des chemins fatigués aux murs impies étranglés par l’obscurité, là où vacillent les ombres hantées par la peau au goût de sel. Le cœur larmoyant de sang sur la terre aimée, hier est aujourd’hui un fini commencement de promesses, de mémoires délestées de leurs éraflures inapaisées.


Je lui ai menti, alors il est parti empruntant les escaliers sculptés dans la  falaise, à l’ombre d’un parfum de menthe et d’absinthe. Mon père  est dans les champs abruti par le miel chaud du soleil, ses veines sont nouées dans les écorces des oliviers, dis lui que les chemins bâtis par mon pays aucun ne m’a conduit chez moi, les demeures édifiées par les hommes aucune ne m’a vraiment abrité, seul peut être les impétueux embruns de l’océan  enrobent les indices annonciateurs de  ma liberté. Ma mère est derrière les haies de nopal, elle guette la piété sauvage, là où le ciel se mélange à la mer où les sarcophages se vident et s’emplissent d’espoir. L'attente creuse l’hiver dans son cœur,  ses mains sont gercées de pain et de sel. Demain quand la terre aura lâcher son dernier soupir  un commis de l’état frappera à sa porte un bol de cendre à la main, enduits tes lèvres absoutes de sourires, ton fils est dans l’incessant bruit des mers.


Je suis né de cette liqueur séminale qui remplie les entrailles des êtres assoiffés de langage annulé pour couvrir la cannelle des mythes, raie dorsale des corps azurés, de feuilles de pierres et d'épines. Suis-je d'une différence insolite m'a-t-il dit, pour que ces  regards s'accrochent sur chaque mouvement de ma vie, pour que ces yeux se suspendent à mon caddy, à la mousse de bière quand elle couvre mon duvet.  Puis des croisement sur les trottoirs, reprise insignifiante des phrases de politesse, reste  des mots pour le lendemain pour à qui mentirait le plus, rien  enfin n'est définitif,  des corps que des corps déambulant dans la réserve des homosapiens assaillant du regard leurs congénères débitant des prévenances hypocrites, remontant la mèche pour attiser leur moelle épinière, trou d'évacuation d'une misérable nature.


Il m'a dit qu'il était en quête de la paix pour  contempler le cadastre des âmes depuis le récif de sa solitude que la soie des vents n’arrive plus à adoucir. Laissez-moi à l'abri de cette giboulée  souffrante d’épidermes désappris qui n'a d'égard que pour les escarres froides des identités aveugles, reprenez vos scripts administrateurs des visages égarés dans le cortège zodiacale, puis abandonner moi sur les margelles asexuées des secondes.


Pourquoi écrits tu ces mots en ces jours réversibles à l’insu des temps  en travers de l’éternel ? Pourquoi as-tu laissé le monde entré en effraction dans mon esprit, ai-je trop vécu dans cette ville ?


Maintenant je pars. Il ne cesse de partir. Je ne suis pas coupable, je retire les clous de mes paumes les épines de mon front,  je descends de la croix, ma plante touche la terre, trop de sang. Dans mes veines de sable coule la rage de Vésuve couvrant de lave brûlante les sicaires de l’altérité, de la diversité, je ne m’assiérai plus sur la chaise de l’aveu j’ai suffisamment gerbé cette merde cette pituite jaune, je désapprendrai les règles de l’ego cette ombre fantôme utile pour le renoncement au présent, tout ce que j’ai appris est faux, qui es-tu ? Où vas-tu ? Je prend le chemin du retour vers l’Univers mon seul créateur, met ma foi dans le Vide unificateur des essences invariantes des choses, cesse mon adoration pour le Plein, désempli ma boite osseuse du manège de rosaces en billet vert, en or noir, en sauveur de baleine. Ceci est ma véritable connaissance car infondée, dépeuplée, je quitterai volontiers ce monde où le glouglou de l'évier et la chasse des fosses d'aisance ont plus d'écho que les mots d'amour et de vérité.

 

Une crise il m'a dit, oui tous les hommes en sont atteints parait-il, c'est le seul moment de leur vie au cours duquel la raison ne leur fausse pas compagnie. Ils entrent dans une sorte de convalescence morale, un genre de rituel qui les initie au passage de la mort à la résurrection. Alors ils s'arrêtent de se débattre comme des fous dans leurs camisoles de force et partent en haut de la colline surplombant la terre d'Antée pour assister ,en dépit de leurs souffrances, à la débâcle de leurs idéaux , à tout ce à quoi ils ont cru pendant un demi siècle. Un lâcher prise formidable s'emparent d'eux , plus que ne pourrait supporter un dieu, pour les aider à laisser mourir leurs meilleurs pensées et dont l'issue n'en est pas moins douloureuse car ils finissent par croire à l'évidence de leurs solitudes et à la certitude de l'absence d'une quelconque ordalie, ils sont finalement seuls responsables de leurs actes.


Ce sont alors des hommes libres que tu vois dévaler sur le flanc de la colline, heureux d'avoir accepter que tout ce qui "est" est pour eux mais pas à eux, heureux d'avoir étendu leurs champ de conscience aux  confins de la vie, aux frontières de la mort.

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:38


 

Communiqué de presse

tarab tanger

Festival des musiques traditionnelles du monde

 

Tanger, 17-21 Juin 2009

 

Fruit d’une collaboration soutenue entre l’Association Confluences Musicales et la Wilaya de la Région de Tanger-Tétouan, et de l’implication de nombreux sponsors et partenaires nationaux et internationaux, la première édition de "tarab tanger, festival des musiques traditionnelles du monde" est organisée du 17 au 21 juin 2009, dans la capitale du Détroit.

Placée sous le thème "La Méditerranée, creuset de civilisations", cette manifestation revêt une signification particulière. Elle œuvre à la réminiscence d’un patrimoine musical en péril en redonnant toute sa splendeur à ce legs, en s’inscrivant dans la dimension multiculturelle de Tanger, carrefour des cultures et des civilisations, transcendant les frontières et rassemblant ses visiteurs autour de la bannière de la musique.

Fidèle à sa réputation de terre de rencontre et d’espace d’accueil et de création culturelle sous ses différentes formes, Tanger invite; cette année, les expressions musicales de la Méditerranée à l’échange et à la créativité. Du 17 au 21 juin 2009, des artistes, issus du Sud et du Nord de la Méditerranée feront vibrer les murs et l’âme de la Cité dans une communion totale entre musiciens, habitants et invités. 

Le Festival présente un programme étoffé, qui puise dans la diversité du répertoire des cultures de la Méditerranée. D'éminents chercheurs, Laurent Aubert (Suisse), Mahmoud Guettat (Tunisie) et Younès Chami (Maroc) introduiront la thématique du "Rôle des musiques traditionnelles dans la société moderne". De nombreux groupes se produiront à cette occasion dans cette cité chargée d’histoire et de symboles et tout indiquée pour abriter les artistes de la Mare Nostrum : Ensemble Salim Fergani (Algérie), Ensemble Eliseo Parra, Tambores de Aragón/Kataplán et Grallers de l'ESMUC (Espagne), Ensemble Regain & Sylvie Berger (France), Ensemble Thalassa (Italie), Confrérie Mawlawiyya d’Istanbul et de Konya et Savas Ozkok (Turquie), Groupes Dar Gnawa, Tbel et Ghayta, Bajloud , Hadra de Chefchaouen (Maroc) ainsi que des artistes marocains de renom, à l’instar de Saïd Chraïbi. Par ailleurs, un hommage sera rendu à quelques uns des piliers de la musique traditionnelle dans les domaines de la théorie et de la pratique musicales.

Cette manifestation compte sur la présence d'invités de marque et s’ouvre sur la ville en programmant des interventions dans différents lieux emblématiques de sa médina comme le Musée de la Kasbah et Borj l-Hajoui. Des animations de rues ciblent des espaces populaires tels la Place du 9 avril, la rue des Siaghin, Souk Eddakhel et  Place Al-Massira.

 

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Borj l-Hajoui,  1, angle rue Kaa-Dar Dbagh., médina de  Tanger

Téléfax: (+212) 539334520/ Tél : (+212) 661082461/ 661040773

E.mail : info@ confluencesmusicales.org

http://www.tarabtanger.org

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 10:15

Pourquoi tu mens engeance incrédule ! Je t’ai à l’œil baroudeur pédant, larbin, bigote qui mange dans les gargotes, tu attends comme un bandit de grand chemin avide de faire des siennes, sors des vents vient ici faire foule avec tes semblables, vulgate apocryphe de la création, tu étends sur le ciel le tarot pour dessiller tes arcades nimbées de craintes, tu n’as pas encore compris que la croûte terrestre se pourlèche de tes os, sais-tu au moins pourquoi elle est plus épaisse que tes espoirs ?

 

Écoute consommateur de codes barres, inanité perchée sur un nid d’aigle, tu n’es que  lubie du colosse locataire du ciel,

 

Marche un peu bonobo pour vaincre la pesanteur c’est ainsi d’ailleurs que tu as gagné ta verticalité immanente, laisse l’anse des rivages suspendre ton regard sur l’insensé horizon peut être alors qu’entre deux instants inerte il te chamarrera de promesses pour te faire oublier le cri des foules écrasées par la faim, le pain sans beurre, le thé froid, le sourire muet flottant sur une mer glauque. Couardise.

 

Mais peut être aussi que dans cette tragédie irréversible inodore tu recouvreras ton équanimité pour aller rejoindre les ambiances qui se nouent dans les venelles, écouter les murmures invisibles, les bruissements des ombres éclaboussées, soufflées par une main froide pétrie dans l’indifférence, visage démoniaque des cœurs aveugles.

 

Ton enseignement n’est toutefois pas achevé car au bout du chemin à l’encoignure d’un monument érigé à la mémoire d’une ville, tu remarqueras une créature agenouillée, les cheveux noir fourbis cachant une érubescence de vie, la main de Fatma autour d’un cou gracile, les paumes jointes devant une flamme encensée par le rythme de ta culpabilité, à ton approche quand tu franchiras  le cercle de ses pensées , sans savoir si tu es homme ou femme, elle te tendra une musette remplie de khôl pour attendrir l’acuité de ton regard, c’est alors que tu entendras des voix mêlées, bigarrées un mélange d’arabe d’espagnol et d’hébreu sortant d’un recueillement endolori par le souvenir, tais-toi alors, prends sa main elle a vécu dans la familiarité quotidienne de ces âmes emmurées, dans leur détresse ils résonneront dans ta chair pour franchir l’invisible, donner contenance à leurs esprits, échapper au châtiment de l’oubli, aux calligraphies immobiles, défaire cette trame lourde et dense par l’inflexion des hommes pour aller qui vers la rade qui vers les cultes qui vers les donjons des remparts, tu verras alors passer les saints les fous les mystiques les pauvres les saltimbanques les riches les pitres, ils s’entrelaceront comme des volutes, ils s’appelleront comme jadis, Mohamed, Jean, Josèphe, Aïcha, Isabelle, Bengio, Nohain. Demande à la créature, si elle le consent, de te raconter l’histoire de ces vies multiples délacées, autrefois des langues entremêlées vivant dans le ventre des vents azurés essaimant une amitié tolérante à ceux qui en voulait. Mais peut être que tu es encore immature, tu préfères aller dans une fosse lubrique encore plus profonde que le furoncle qui s’étend sur cette ville, là tu vas échancrer tes pustules, laisser couler leurs vomissures dans les plis de tes regrets, épancher ta couardise dans les bouteilles pansues d’alcool et quand les dernières lumières de ton esprit serons enrobées de vapeurs fumigènes tu iras te moucher dans les seins plantureux des libertines.

 

A suivre.....
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 11:58

Au sommet de l’Afrique, Tanger se repose. Et moi, assis au pied de sa nécropole, je regarde la mer, ce géant bleu qui donne de l’espoir aux uns et se referme sur les autres.

 

Au loin, j’entends le ronronnement d’un petit bateau de pêche qui s’éloigne vers le large. La moisson du vent, emplie de sel et de l’odeur des algues, détend mon corps, les cris des mouettes rieuses qui maculent le ciel de leurs blancheurs et les cornes de brume des bateaux qui rentrent au port finissent par alourdir mes paupières et rappeler mon regard perdu entre les montagnes ibériques et le rocher de Gibraltar.

 

Au Boulevard pasteur les passereaux chantent l’automne et se détachent des arbres pour aller danser ensemble dans le ciel puis, comme une poignée de graines éparpillées à la volée dans un champ, ils se séparent. Bientôt ils migreront vers des contrées tempérées de l’Afrique. Ils reviendront au printemps. Je les attendrai.

 

Demain j’irai à la montagne pour voir les eucalyptus, ces arbres altiers et cendrés comme mes cigares, originaires de l’Océanie et de la Tasmanie. De leurs fleurs, une touffe plumeuse de couleur soleil d’arômes camphrés et citronnés, naîtra entre juin et septembre le fruit de l’Eucalyptus. Je l’attendrai.

 

À mon retour, je regarderai la terre qui a déjà accueilli des êtres chers trépassés. C’est ici que je les rejoindrai. Mais pas encore.

 

C’est pour ces choses peut-être infimes mais magiques à la fois que j’ai décidé de partir en faisant le choix de rester.

 

Tanger, mars 2007

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 12:09
MARK ROTHKO -Sans titre-1957-huile sur toile-143 x 138 cm-Collection particulière

Mille voix assemblées dans une page refusant la bonne logique d’un récit bien conduit se transforment en mots assignés à résidence pour avoir outragé le bel écrit :

 

Gardien ! Ouvrez cette marge !

 

- Alors monsieur l’écrivain ou plutôt devrais-je vous appeler géomancien, vous refusez toujours d’écrire en tenons et mortaises.

 

- Je ne suis pas bâtisseur ni marchand de mots monsieur.

 

- Mais je vois bien, des lettres conduites aux revers des pupilles par une plume folâtre caverneuse seule et esseulée, une stalactite suspendue aux plafonds des temps, une pointe tapie dans la doublure des oripeaux qui à mesure que  les vapeurs d’encre se condensent en ressurgit  un geste incisif pour éventrer nos impératifs au bon usage de notre langue et déboiter notre style.

 

- Sans vouloir vous offenser monsieur  vous confondez style et écho multiple, rouage de l’écriture et création littéraire, je fuis les enclaves sclérosées par le semblable, aux chaînes et aux enchainements je préfère de loin le déchaînement de l’écrivain sur sa page blanche, je vous avouerai bien que c’est en m’exposant aux limites de la langue que je compte donner le meilleur de moi-même, la page est bordée de précipice.

 

- C’est ça, on a affaire à un funambule sans ombrelle. Si vous continuez, vos mots seront ceux de la rupture, du déracinement, à la lisière d’une autre langue tarie en dessous même des tombes et de là, exilé en symbole traître sur une surface abyssale, je me ferai un plaisir d’écouter le crépitement de ton linceul, comment osez-vous outrager de cette manière nos règles courantes ! Si vous persistez c’est vous qui quitterai bientôt cette page à fond la cale la langue aux fers.

 

- Parfois je me dis que peut être c’est vous qui avez raison, les gens ramassaient les graines et moi je m’attardais à observer la trace de la faux sur l’épi, une entaille perdue entre la parole et le silence, j’ai chaulé les pierres pour retrouver mon chemin, ça ne m’a servi à rien, tous les chemins parcourus se retrouvent maintenant unis dans une seule et unique trace, je ne pense plus au passé, je n’ai que le souvenir de mes années à venir, mon seul ami est un monticule de sable je vais donc souvent à la plage, je m’assois à son côté, ensemble on regarde la mer, l’écrêtement des vagues par le vent, le commérage des lames, l’eau qui se couche paisiblement sur le rivage, le battement tendre des ailes nuptiales, l’immobilité apparente des hommes sur les grandes étendues de sable troquant leurs certitudes contre la noblesse du vide sidérale, il me dit que le monde est infini et je le crois, ce n’est pas un idiot boursouflé par son savoir. À présent ma seule espérance est que cette teinte obscure qui enrobe la pointe de mon roseau arrive à rassasier cette blancheur dévorante, blême feuille post mortem.

 

- Alors faite monsieur ! Toutefois l’immédiateté de vos pensées me consterne un peu, je me départirai bien de ma rigueur pour démêler l’écheveau de vos réflexions mais où est la source où est l’embouchure ! je ne vois qu’un agrégat intime d’oxymoron peuplant une ombre tranchante qui ne prend pas corps avec son milieu, vous êtes un homme cru ne m’obliger pas à vous faire une prescription de sens pour l’existence, débarrassez-vous de cette obsession du présent il est insignifiant fade et sans consistance, ce n’est que fétu de paille soulevé par le vent, suffit les ornières satanique du quotidien qui nous creusent la chair.

 

- Etrangement je constate que vos paroles ne sont pas radicalement opposées aux miennes, vous comprendrez j’espère ma forte aversion pour la rigueur aux éclats d’acier, aussi m’est-il venu l’idée…

 

- Venez-en au fait

 

- Ecrivons ensemble dans une chaude rigueur, joignons nos mots et au fil de mûrissement de nos idées chacun peut se révéler autre ce qui l’a toujours pensé de lui-même, après tout nous sommes que deux nœud sur un même liseré de sel, tentons le défi !

 

- Chaude rigueur, deux erses sur un liseré de sel ! Hum...


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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 11:12

Je reviens sur cette vitole car il n'est pas souvent possible de trouver un Magnum 46 ceint de deux bagues. Cet ornement est réservé à ma connaissance au H Upann 50 un format "Canonãzo":

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 16:25

J’entends le désir ramper dans tes veines et la nuit dans ton sommeil j’écoute tes délires où tu racontes l’histoire de ce bâtisseur de mythe, la parole frugale, d’une main en plume de mésange il a inscrit des sillons sur ton corps pour écouter le récit de ton cœur, ses accès de fièvre, ses espoirs inachevés affalés sur un muret de remblais.

 

D’un geste ciselé de poèmes il a drapé ton cœur de pages d’un roman racontant les noces d’une ville à la mer, la procession des murmures, la moiteur des échos, le reflux des regards au passage de la bien aimée.

 

Ton cépage tendre soûlait de syrah les barbes drues qui les ont mariées, des mains égrenaient l’innocence des jours , les voix incoercibles s’échappaient des lèvres fauve pour aller donner la réplique aux clapotis des vagues, remontaient la falaise, séchaient  les mots trempés dans l’écume sur les tuiles des terrasses, nourrissaient   le frémissement du rituel pour calmer l’exubérance du cortège,  les yeux buvaient la lumière lestant les visages de leurs plis , les pages sacrées claquaient dans le vent, mélangeaient calottes et turbans, les mémoires bariolées, tatouées de soie rouge du Sefer, des fanions vert des minarets, de  blancheur de l’hostie, les tabernacles devenaient fous.

 

Un dialecte silencieux emmuraillait les morsures de la veille, tu continuais ton rêve sur l’aile d’une mémoire oubliée, décapant peinture sur peinture, découvrant la poussière des jours, les épreuves encore ardentes sur un plat en émail chatouillées par les vents qui moissonnaient à la lisière de tes pensées, vagissement, gazouilles, un peuple, les voix, épaisseur du silence, fracas, ressac des lames à l’orée des mots.

 

Tu t’es réveillé, des larmes chaudes coulaient sur les plis de ton visage, la nostalgie t’as serré dans ses bras pendant que tu dormais, c’est une princesse défunte, tu le sais bien mais tu as trop butiné sur le miel des jours passés, tu t’es repu des « Après » des « plus tard » des « demain » et  aujourd’hui tu es foudroyé, trop de vérité, démunis face à ces horizons lointains décousues, aux travers desquels des mots étrange passaient, paroles à rebours, pourtant la langue est ton amie, une écharde insupportable, fébrile, titubant tu t’assois sur une marche d’escalier, la tête sur la main courante, la vie court , la réplique des jours, seule est subversive la plume qui invente l’écriture, elle passe, tu es l’homme qui passe.

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Texte Libre



Ces écrits sont nés d'un besoin pressant d'aller vers l'autre, de fondre dans un creuset qu'est ce support des éléments épars exprimant une certaine singularité.

Mais l'homme a vite fait de montrer sa joie une fois il est dans la lumière alors que les vrais auteurs, sans qu'il ne s'en aperçoive, sont dans l'ombre.

Ces écrits ne sont donc que l'expression harmonieuse d'innombrables acteurs proches ou lointains qui ont peuplé mon esprit et qui maintenant revendiquent la liberté à leurs créations.

Je passe mes journées à mutiler mes cigares à décapiter leurs têtes à allumer leurs pieds à déguster leurs tripes, mais l'écriture n'est-elle pas une vertueuse souffrance qui s'ingénue avec bonheur à vous faire oublier votre égo à décliner le constat social et à créer en vous le désir de dissimilitude?

Notre société a circoncis les hommes dans leurs corps, le fera-t-elle pour le prépuce de leurs coeurs et de leurs ambitions?

La vitole bleue dédie ses thèmes à la ville de Tanger, ma terre ma nourricière, au cigare ce plaisir perle des dieux fait par les mains des hommes, et enfin à mes écrits vérités sur mes parures qui donneront je l'espère suffisamment de plaisir aux lecteurs.
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Peut-être un jour

Qui c'est celui là?
Mais qu'est-ce qu'il veut?
Tanger 2010
 

Comment se fait-il qu’un homme quinquagénaire simple et ordinaire, père de deux enfants et œuvrant dans le secteur bancaire tombe, sans suffisance aucune, dans le chaudron d’Epicure ?

A vrai dire j’essaie de ressembler à ma mémoire, c’est une conteuse passionnée, qui m’a tatoué le cœur par le premier clapé de sa langue sur le palais pour me raconter le plaisir du cigare, et la première lueur blanche de Tanger sans laquelle tous mes devoirs envers mes plaisirs ne seraient qu'un amour futile.  

 

 
Porsche 911 carrera 4
Porsche 356 1500 S Speedster (1955)
Porsche 356 1300 coupé 1951
Porsche 356 A 1500 GT Carrera 1958
Porsche 356 châssis 356.001
Porsche Carrera 911



 
 

  

 

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D'hércule et d'héraclès
Blanche est ma ville
Brun est mon humidor

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